L’ADEME, opérateur de l’Etat pour la transition écologique, a prolongé son soutien à la modernisation du réseau de chaleur de Massy-Antony, avec la signature d’une convention d’aide de 7,1 millions d’euros, le 16 juin dernier. Porté par le Syndicat mixte pour le chauffage urbain et le traitement des déchets ménagers (SIMACUR), ce projet d’ampleur opéré par Enoris, une filiale d’Engie Solutions, vise à décarboner la quasi-totalité de ce réseau, alimentant l’équivalent de 26 000 logements, en atteignant un taux d’énergie renouvelable ou de récupération dépassant 90 %.

Le chauffage, le refroidissement et l’eau chaude sanitaire des bâtiments résidentiels et tertiaires représentent aujourd’hui 67 % de la consommation d’énergie finale en Île-de-France, mais les énergies renouvelables et de récupération (EnR&R) n’en couvrent que 12 %.

Pour favoriser des solutions énergétiques plus durables, l’ADEME accompagne financièrement les collectivités dans leur transition, notamment à travers le Fonds Chaleur. C’est via ce dispositif qu’elle a soutenu le projet de verdissement du réseau de chaleur urbain de Massy-Antony, avec une aide de 7,1 M€, soit 20% du coût total du projet.

Un projet de modernisation pour économiser jusqu’à 13 000  d’équivalent CO₂ par an

D’une longueur de 35 km, le réseau de Massy-Antony, créé dans les années 1960 par le SIMACUR, produit de la chaleur à partir de l’incinération d’ordures ménagères et de biomasse. En combinant la valorisation des déchets ménagers et du bois de récupération issu des déchets d’ameublement et de chantier, il offre aujourd’hui des performances remarquables, avec 26 000 équivalents logements, dont 40 % de logements sociaux, alimentés par 72 % d’énergie renouvelable ou de récupération.

Ce projet vertueux avait bénéficié d’un premier soutien de l’Etat, via le Fonds Chaleur, en 2019, d’un montant de 673 470 €, pour l’extension du réseau de chaleur de 3 429 m vers le nouveau quartier de Vilgénis, représentant un volume d’environ 15 GWh de chaleur soit 1 652 équivalents logements. Ce quartier est constitué à 83 % de logements, 11 % d’établissements d’enseignement et 6 % de bâtiments tertiaires.

Ce nouveau soutien vise à moderniser le site de production de La Bonde et sa chaufferie bois/charbon, pour mettre fin à l’utilisation du charbon, avec un approvisionnement constitué à 100 % de déchets de bois non dangereux provenant d’Île-de-France. Ces travaux d’adaptation et de réutilisation des chaufferies existantes s’inscrivent dans une logique de circularité et vont permettre :

  • D’aboutir à un réseau quasiment entièrement décarboné avec un taux d’énergie renouvelable ou de récupération dépassant 90 % après les travaux.
  • De réduire les émissions de gaz à effet de serre avec une économie de plus de 13 000  d’équivalent CO₂ par an.

La mise en service est prévue pour décembre 2026, à l’issue des travaux de modernisation, tandis que l’exploitation débutera en février 2027, une fois les essais terminés.