Urbanisme durable

Les orientations en matière d’urbanisme durable sont déterminantes pour lutter contre le changement climatique et s’adapter à ses conséquences, notamment par la lutte contre l’artificialisation des sols et l’étalement urbain.

Sommaire

Enjeux

Par l’aménagement de l’espace urbain et rural à travers toutes ses dimensions (habitat, transport, zones d’activités, etc.), l’urbanisme durable a un impact direct sur la vie quotidienne et la qualité du cadre de vie de chacun. 

L’urbanisme peut être considéré comme durable quand l’aménagement est pensé à long terme. Il prend alors en compte les limites planétaires (une utilisation des matières premières et une gestion de l’eau raisonnées) et propose des solutions pour adapter les territoires au changement climatique. 

L’aménagement de l’espace est fortement lié à la manière dont les sols sont utilisés. Ces derniers sont en effet un facteur clé dans la perspective de l’adaptation aux aléas climatiques. Cette faculté d’adaptation est aussi appelée résilience

À court terme, l’urbanisme durable prend en charge le traitement des sites et sols pollués susceptibles de présenter un risque pour les personnes et l’environnement. De manière plus générale, une attention particulière est portée à la manière dont les sols sont “consommés” : l’implantation d’activités ou d’habitations entraîne en effet l’artificialisation des sols. Dans ces conditions, les sols ne présentent plus les qualités requises pour drainer les pluies dans de bonnes conditions. Ils ne se régénèrent plus et ne peuvent plus s’adapter à l’évolution des conditions climatiques. 

Selon le rythme d’artificialisation des sols observé aujourd’hui (20 à 30 000 Ha par an), le taux d’artificialisation s’élèverait à 14% en 2050 et 20% en 2100. Afin de diminuer drastiquement le rythme d’artificialisation, la loi Climat et Résilience (2021) fixe un objectif de division par deux du rythme de consommation des sols à l’horizon 2030. Elle vise également l’atteinte du Zéro Artificialisation Nette en 2050, c’est-à-dire la fin de l’artificialisation des sols ou, à défaut, la compensation des sols artificialisés par des sols rendus à la nature ailleurs.

+72%
de sols artificialisés sur le sol métropolitain

au cours des quatre dernières décennies

221
sites pollués à responsable défaillant

ont fait l’objet d’une intervention de l’ADEME

Notre expertise

Les expertises de l’ADEME en matière d’urbanisme durable portent sur :

  1. la planification urbaine et les stratégies intégrées climat, air, énergie, bruit, mobilités et sols :
    – à une échelle stratégique par la planification urbaine du bassin de vie ou de mobilité (Schéma de cohérence territoriale – SCoT), ou au niveau intercommunal (Plan local d’urbanisme intercommunal – PLUi),  en lien avec les autres documents stratégiques (Schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires SRADDET, Plan climat-air-énergie-territorial – PCAET, etc. ;
    – à une échelle opérationnelle (projets urbains, lotissements, ZAC, Ecoquartiers, etc.) ;
  2. les formes urbaines, les ambiances urbaines, la qualité de vie et la santé (qualité de l’air et environnement sonore, rafraîchissement urbain, inclusion, etc.) ;
  3. les milieux urbains et la biodiversité (nature en ville, gestion durable des sols, ) ;
  4. la transition numérique et les villes et territoires durables (nouveaux modèles économiques, services urbains et gouvernance des données) ;
  5. l’adaptation au changement climatique et la résilience des territoires ;
  6. l’économie circulaire et l’aménagement (renouvellement urbain, recyclage du foncier, reconversion des friches polluées  etc.) ;
  7. la performance environnementale à l’échelle d’un quartier (optimisation des techniques de traitement des sols, etc.).   

L’ADEME assure, sur demande de l’État et par application de la circulaire du 26 mai 2011, la conduite des travaux de mise en sécurité des sites et sols pollués à responsable défaillant. 

Pour lutter contre l’artificialisation des sols et favoriser la sobriété foncière, l’ADEME a développé une expertise pluridisciplinaire afin de permettre leur utilisation renouvelée, intégrée et favorable à l’amélioration du cadre de vie et à la santé.

Pour en savoir plus

Découvrez la plateforme dédiée à nos expertises.

Accédez à expertises.ademe.fr

Agir

Nous accompagnons de manière transversale les citoyens, entreprises et collectivités engagés en faveur de l’urbanisme durable et dans la requalification des friches à enjeux de pollution.

Recherche et développement (R&D)

Nous travaillons sur l’animation et la mise en réseau des experts engagés dans la réflexion en faveur d’un urbanisme durable notamment avec les appels à projets PACT²e, GESIPOL, etc.). 

L’ADEME propose un accompagnement concret de la phase de recherche, au développement commercial, en passant par les  expérimentations. Retrouvez toutes nos modalités d’accompagnents en recherche, développement et innovation ici : https://agirpourlatransition.ademe.fr/entreprises/aides-financieres/recherche-innovation

Accompagnement au changement de pratiques

Nous accompagnons les collectivités engagées dans un plan de reconversion à travers le fonds « Friches » compris dans le plan France Relance ou les dispositifs susceptibles de permettre la requalification d’un espace dégradé : Plan d’action Ville durable, démarche HQE Bâtiment, etc.). 

Nous assurons la conduite éventuelle de la maîtrise d’ouvrage d’opérations de mise en sécurité dans le cas de sites à responsables défaillants. 

L’ADEME dispose également d’outils d’aide à la décision (Inventaire de l’historique urbain, mise en place d’un plan de gestion, etc.) et d’aides aux investissements dans le cadre des travaux de dépollution.

Les futurs

Dans le cadre de l’exercice « Transition(s) 2050 », l’ADEME a composé quatre scénarios qui présentent de manière volontairement contrastée des options économiques, techniques et de société permettant d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050. 

Les scénarios invitent à repenser la ville et le territoire avec une gestion sobre et durable des ressources, notamment des sols. La nature trouve une place sans équivoque au sein de ces scénarios pour les co-bénéfices qu’elle peut apporter en matière de bien-être, biodiversité, lutte contre le changement climatique et artificialisation des sols.