Présenté par le gouvernement le 23 avril dernier, le plan d’électrification des usages vise notamment à renforcer notre résilience et à réduire notre dépendance aux énergies fossiles. Celles-ci représentent encore 58 % de la consommation finale d’énergie.

Parmi les 22 mesures de ce plan, six sont consacrées à l’électrification de nos mobilités et de nos transports. Elles visent notamment à réduire la facture énergétique des ménages et des entreprises, tout en favorisant une mobilité plus propre et plus abordable.

Le parc automobile français est aujourd’hui massivement constitué de véhicules thermiques : 93 % des 40 millions de voitures particulières qui circulent actuellement en France sont alimentées par des carburants dérivés du pétrole qui représentent quant à eux une part très significative des 57,8 Md€ de la facture énergétique de la France en 2024. Cette dépendance vis-à-vis des énergies fossiles a de nombreux impacts sur le pouvoir d’achat des Français mais également sur l’environnement.

L’électrification de nos usages en matière de mobilité peut constituer une réponse. On estime par exemple qu’un ménage passant d’un véhicule diesel ancien à un véhicule électrique neuf dépensera 3 fois moins chaque mois en énergie, tout en le protégeant des fluctuations de prix des carburants fossiles. Les différentes aides à l’achat proposées par l’État, comme le « coup de pouce véhicules électriques » ou le leasing social, permettent d’atténuer les écarts de prix entre véhicules électriques et thermiques, qui varient selon les segments. Ces dispositifs facilitent également l’accès à l’achat pour les ménages, y compris les plus modestes.

À ce jour, les voitures particulières émettent à elles seules 53 % des émissions de gaz à effet de serre d’un secteur des transports représentant lui-même un peu plus d’un tiers des émissions nationales. Les véhicules électriques offrent ainsi une double opportunité : celle de gagner en souveraineté énergétique et celle d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050, dans le cadre des objectifs de la stratégie nationale bas carbone (SNBC). Ils constituent en outre une solution précieuse afin de contribuer significativement à la qualité de l’air ainsi qu’à l’apaisement sonore, tout particulièrement en ville.

C’est dans ce contexte, où l’électrification se situe au carrefour de deux grands objectifs nationaux, que l’ADEME publie un nouvel avis sur la voiture électrique et sa recharge.

Cet avis s’appuie notamment sur deux études, également publiées ce jour. La première porte sur l’empreinte carbone des batteries et la seconde sur l’évaluation environnementale du transport routier de 2020 à 2035.

Il propose une synthèse des enjeux liés à la voiture électrique et présente les conditions permettant d’en optimiser les bénéfices pour les utilisateurs et l’ensemble de la société.

Sommaire du dossier de presse

  • Partie 1 – Avis sur le véhicule électrique et sa recharge.
  • Partie 2 – Les véhicules légers intermédiaires : une opportunité pour le verdissement des flottes des collectivités et des entreprises.
  • Partie 3 – Empreinte carbone des batteries de véhicules électriques.
  • Partie 4 – Évaluation environnementale et socio-économique du transport routier en France selon différents scénarios, sur la période 2020-2035.