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Éléments de contexte

Mis à jour le 23/08/2017

Ces dernières années, le regard des décideurs sur les questions d’environnement et de durabilité est devenu systémique et n’oppose plus économie et environnement.

Les contraintes liées à la volatilité des prix de l’énergie et aux réglementations environnementales deviennent des arguments ou des opportunités pour une nécessaire transition vers des systèmes de production plus durables.

L’industrie française était la quatrième industrie européenne et la neuvième mondiale en 2011

Les 237 200 sociétés du secteur de l’industrie emploient trois millions de salariés (en EQTP), pour un chiffre d’affaires (CA) total de 1 057 Md€ et une valeur ajoutée (VA) de 255 Md€. Le secteur manufacturier représente 85 % du CA et 84 % de la VA de l’industrie, très largement devant le secteur de la production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné (10 % du CA et de la VA de l'industrie).
Mais le poids réel de l’industrie dans l’économie est plus important : l'industrie et les services associés représentent en effet 33 % de la VA de l’économie française, environ 10 millions d’emplois et 80 % des exportations nationales.

Toutefois, la part de l’activité industrielle dans l’économie française tend à baisser, de même que l’emploi industriel direct. Une diminution qui s’explique en partie par l’externalisation et par le transfert d’emplois vers le domaine des services, mais surtout par la perte de compétitivité de l’industrie française par rapport aux pays émergents, dont la concurrence est de plus en plus forte et accentuée par la mondialisation de l’économie.

Le rôle du CNI

En France, le Conseil national de l’industrie (CNI), mis en place en février 2013 par le ministère du Redressement productif, structure la réflexion de 14 filières industrielles, notamment sur les questions de la performance (y compris côté énergétique) et de l’économie circulaire concernant l’efficacité « matières ». Ce conseil réunit l’ensemble des secteurs productifs, dont l’amont agricole et la filière industrielle des équipementiers, qui propose des solutions éco-efficientes aux autres secteurs (COSEI).
Cette dynamique collective se traduit par des Contrats d’objectifs sectoriels, identifiant les actions à mettre en œuvre pour favoriser le développement économique de chaque filière en matière de formation, modernisation, export, etc., mais aussi d’innovation.

Plans et organismes de recherche

D’autres initiatives gouvernementales orientent le secteur industriel vers un développement éco-efficient. C’est notamment le cas de certains des 34 plans industriels (notamment le 34e plan, Usine du futur) inscrits dans le programme PIA2 intitulé « Vers une industrie durable », ou des priorités du Concours mondial d’innovation, lancé en décembre 2013.

La structuration récente de deux Instituts pour la transition énergétique (ITE), l'Institut de recherche et de formation PS2E ainsi que de l’IEED IDEEL, associant organismes de recherche et industriels, est révélatrice de la prise de conscience des acteurs économiques sur l’efficacité énergétique.
Ces nouvelles structures ambitionnent de catalyser de nouveaux projets industriels sur cette thématique. Les industriels sont également de plus en plus mobilisés sur l’usage des ressources, notamment via les travaux du Comité pour les métaux stratégiques (COMES, PDF - 228 Ko).

Une priorité européenne

Au plan européen, la gestion efficace des ressources est l'une des priorités thématiques de Horizon 2020. On observe, en outre, que la Commission (DG Entreprise et DG Environnement) entend s’appuyer d’une part sur l’instrument PME pour renforcer leur participation sur ce thème comme sur celui de l’efficacité énergétique et, d’autre part, sur les partenariats publics-privés pour mettre en œuvre certains appels et orienter les appels en tenant compte des feuilles de route stratégiques publiées par ces plates-formes.
Deux d’entre elles, Factories of the Future (FoF) et Sustainable Process Industry through Resource and Energy Efficiency (SPIRE), mais aussi celle sur les bioressources, impliquent plusieurs grandes entreprises et grandes organisations de recherche particulièrement actives dans l’espace européen (ArcelorMittal, Lafarge, TERREAL, CEA IRT Jules Vernes...). Un AMI national renforcera les positions des acteurs français.