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Le défi climatique

Mis à jour le 22/05/2014

Responsable de 21 % des émissions nationales, l’agriculture doit contribuer aux objectifs nationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre aux horizons 2020 et 2050.

L’agriculture et les émissions de gaz à effet de serre

À l’échelle de la planète, les émissions de l’agriculture sont estimées à 13,5 %. La déforestation, due en partie à l’extension des surfaces agricoles, représente 17,4 % des émissions de GES.
Contrairement aux autres secteurs d’activités, en France, ces émissions ne sont pas majoritairement liées à la consommation d’énergies fossiles :

  • le protoxyde d’azote (N20), émis par les sols agricoles et les déjections animales, représente 50 % des émissions de gaz à effet de serre du secteur ;
  • le méthane (CH4), émis lors de la fermentation entérique et via les déjections animales, représente 40 % des émissions ;
  • le dioxyde de carbone (CO2), émis par la combustion d'énergie fossile, représente 10 % des émissions.

Cependant, le secteur agricole présente la particularité de pouvoir stocker du carbone dans les sols et la biomasse, et ainsi pouvoir compenser, dans une certaine mesure, ses émissions de gaz à effet de serre.

S’adapter pour diminuer les risques

Par ailleurs, l’agriculture va être fortement impactée par les évolutions du climat et doit donc préparer des stratégies d’adaptation. L'augmentation moyenne de la température, l’évolution des régimes hydriques, l’augmentation des événements extrêmes et le développement de nouvelles pressions parasitaires vont modifier en profondeur les systèmes de cultures et d’élevage, tant sur le plan technique qu’économique. Pour s’adapter aux évolutions du climat, l’observation des impacts sur l’agriculture nécessite la mise en place d’indicateurs à l’échelle territoriale.


 

Repensons les pratiques agricoles (PDF - 2.67 Mo - 25/02/2015)