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Montage d’un projet biomasse énergie

Mis à jour le 22/10/2018

La réussite d’un projet biomasse énergie nécessite la solidité du plan d’approvisionnement, le bon dimensionnement thermique de l’installation, le choix des équipements, l’analyse économique et financière et de son impact social et environnemental.

Les installations biomasse énergie permettent de répondre aux besoins énergétiques dans les différents secteurs suivants :

  • collectif/tertiaire : logements collectifs, bâtiments de santé, bâtiments communaux (notamment piscines), établissements scolaires… Ces installations nécessitent souvent la mise en place d’un réseau de chaleur assurant la distribution d’énergie à de multiples usagers ;
  • industrie/agriculture (process et/ou chauffage) : agroalimentaire, bois-papier-carton, matériaux de construction, serres, etc.


 

Plan d’approvisionnement

La réalisation d’un plan d’approvisionnement doit permettre de garantir en quantité et en qualité la fourniture dans la durée de combustibles biomasse adaptés à la technologie du générateur installé.

Outils :

  • référentiels ;
  • exigences applicables aux fournisseurs ;
  • outils d’élaboration d’un bilan combustible.

Étude des besoins énergétiques

Cette étape fondamentale, qui intègre les démarches d’économie d’énergie, permet d’assurer un dimensionnement de la chaufferie bois adapté.

Il est important de noter le risque de dysfonctionnement si l’installation n’est pas dimensionnée en base (rendement plus faible, taux de cendres élevé, hausse des émissions polluantes, usure prématurée).

Dans le cadre des extensions de réseaux de chaleur, la réalisation d’un schéma directeur s’inscrit dans une démarche d’anticipation dont l’objectif est de définir un plan d’actions programmées qui intégrera les évolutions des demandes énergétiques, un équilibre et une performance économique pour les différents acteurs.

Choix des équipements

Le choix des équipements dépend de nombreux paramètres : puissance, température, fluide, combustibles, intégration architecturale, contraintes de génie civil, etc.
L’ADEME recommande la mise en place d’équipements à haute performance énergétique et environnementale (réduction des émissions polluantes par la mise en place des meilleurs techniques disponibles).
Une fois en fonctionnement, une installation soutenue dans le cadre du Fonds chaleur devra transmettre à l’ADEME sa production thermique réelle. Le Cahier des charges à destination du bénéficiaire de l’aide pour le comptage et la transmission des données, ainsi que les quatre fiches méthodologiques par fluide permettront de faire les bons choix techniques pour le suivi de la production.

Étude économique et financière

La viabilité économique d’un projet de chaufferie bois, associée ou non à un réseau de chaleur, s’appréhende de deux points de vue bien distincts :

  • celui de l’investisseur qui réalise et finance les travaux, et éventuellement assure la gestion et l’exploitation des installations. Il va chercher à évaluer la rentabilité des capitaux investis sur la durée de vie des installations en calculant la valeur actuelle nette (VAN) du projet ;
  • celui des usagers publics ou privés de la chaleur. Ils vont comparer, toutes charges confondues, le prix de la chaleur de la situation de référence (fioul ou gaz) à celui de la situation alternative envisagée (bois + appoint).
ADEME-PERDURANCE sur les coûts d’investissement et d’exploitation

Impacts social et environnemental

Si le bois-énergie présente des atouts indéniables en termes d’émissions de gaz à effet de serre, il peut en revanche conduire à des émissions de polluants de l’air qu’il convient de prendre en compte. Le développement du bois-énergie doit être conjoint avec l’amélioration de la qualité de l’air. C’est pourquoi l’ADEME conditionne ses aides depuis plusieurs années à la mise en place de systèmes de traitement des fumées performants (électrofiltres, filtres à manches…). Le bois énergie, notamment par la mise en œuvre d’une filière d’approvisionnement local, contribue au développement d’une activité économique à l’échelle territoriale, avec un impact positif en matière de création d’emploi.

Exemples d’installations

  • Réseaux de chaleur : Saint-Denis, Dijon, Chalon-sur-Saône, Besançon, Clermont-Ferrand, Aubenas, Vaulx-en-Velun, Yssingeaux ;
  • Chaufferies industrielles et agricoles : Malteries Soufflet à Nogent-sur-Seine, Idex Bel à Clery-le-Petit, aéroport de Roissy-Charles de Gaulle.
 

 

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