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Contexte historique

Mis à jour le 26/06/2014

L’urbanisation croissante de la période d’après-guerre a conduit à l’apparition de nouvelles formes de nuisances sonores dans la ville, entraînant des mesures préventives à partir des années 1970.

La période de l’après-guerre en France est caractérisée par le plein emploi, l’augmentation de la population, le besoin accru de nouvelles constructions et de logements neufs. Elle est aussi marquée par un exode rural qui a généré une urbanisation galopante, voire débordante. C’est également la période de l’essor du trafic routier (et, dans une moindre mesure, ferroviaire), avec l’augmentation du nombre de véhicules automobiles, l’allongement des distances et des durées de trajets. Il faut attendre la fin des années 1970 pour voir apparaître une prise de conscience collective des nuisances sonores en façades de nombreux bâtiments, induites par cette profonde mutation du tissu urbain.

Analyse et traitement des nuisances sonores

L’intervention des pouvoirs publics est marquée par l’arrêté du 6 octobre 1978 relatif à l’isolement acoustique des bâtiments d’habitation contre les bruits de l’espace extérieur.
C’est ainsi la première fois que l’État introduit la nécessité de prévenir les méfaits acoustiques d’une urbanisation débridée. C’est par ailleurs cette date qui est retenue comme principal critère d’antériorité pour la définition d’un bâtiment Points Noirs du Bruit (PNB) abritant des logements.
L’existence des PNB est pour la première fois reconnue en 1981, et c'est avec le rapport de l’expert Gilbert Batsch que cette notion prend tout son sens.
Par la suite, d’autres rapports ont pointé l’existence de ces PNB et la nécessité de les traiter (le rapport du député Bernard Serrou en 1994 et celui de Claude Lamure en 1998).
L’évolution de la ville, de son urbanisme et des nuisances sonores qui accompagnent les changements de plus en plus rapides de ces mutations ont poussé les grandes agglomérations à se doter d’observatoires du bruit pour mieux appréhender les enjeux qui y sont liés, mais aussi pour essayer d’avoir la main mise sur cette nuisance difficilement manipulable. Enfin, le traitement des nuisances sonores nécessite de s’interroger sur l’ambiance sonore qui s’appréhende à deux niveaux :

  • la quantité de bruit ;
  • la qualité des sons.
L’ambiance sonore est l’une des composantes qui contribue à l’ambiance urbaine plus globalement. La conception et la planification des quartiers, des villes et des territoires ont un réel impact sur l’ambiance sonore. L’ADEME a développé un outil : l’approche environnementale de l’urbanisme (AEU2), qui prend en compte l’ambiance sonore en tant que thématique ayant sa propre place.