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La biomasse agricole

Mis à jour le 20/05/2014

La biomasse, ressource renouvelable mais limitée, fait face à une demande croissante. Dès lors, il s’agit de trouver un équilibre entre performance technique et respect de l’environnement.

La biomasse agricole se définit comme l’ensemble des matières organiques produites et issues des systèmes agricoles : viande, lait, cultures, herbe, résidus de culture, effluents d’élevage… Dans un contexte de demande croissante de produits agricoles à des fins alimentaires, énergétiques et matières, et de diminution des surfaces agricoles, la tension sur la biomasse agricole risque d’engendrer des conflits d’usage qu’il faut gérer au mieux. La biomasse est une ressource renouvelable mais limitée pour laquelle les priorités d’usages doivent être déterminées aux différents stades de production. Cette demande croissante ne doit pas entraîner par ailleurs une intensification à outrance qui pourrait être néfaste à l’environnement. L’enjeu est de combiner la performance technique et le respect de l’environnement.

De nouvelles ressources

La France est le premier producteur agricole de l’Union européenne. Cette production est principalement destinée à l’alimentation humaine et animale, et à l’exportation ; mais elle doit avant tout répondre aux besoins alimentaires de la population.
Cependant, la production de biocarburants, de chaleur et d’électricité nécessite de valoriser de nouvelles ressources agricoles. Les effluents d’élevage, les résidus de culture, l’herbe et les cultures énergétiques peuvent ainsi être mobilisées pour produire de l’énergie par le biais de la méthanisation. En prenant en compte uniquement les effluents d’élevage, les résidus de culture et les cultures intermédiaires, le gisement mobilisable est évalué à 51 TWh en 2030. Cette énergie représente : 100 millions de tonnes d’effluents d’élevage, 13,4 millions de tonnes de résidus de cultures et 13,6 millions de tonnes de cultures intermédiaires.

La production d’énergie issue de cultures énergétiques nécessite une très grande vigilance. Si ces cultures sont produites à la place de productions destinées à l’alimentation, cela oblige à changer l’affectation de certaines terres en France mais également à l’étranger, risquant d’entraîner une déforestation aux impacts environnementaux majeurs.
Les cultures intermédiaires, produites en deux cultures principales, peuvent être une solution mais des recherches plus approfondies doivent être menées pour étudier leurs intérêts technico-économiques.