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Des marchés et des emplois

Mis à jour le 25/01/2017

Depuis 2008, l’ADEME dresse chaque année un état des lieux des marchés et des emplois relatifs aux principales activités liées à l’amélioration de l’efficacité énergétique et au développement des énergies renouvelables (EnR) en France.

Cette étude porte un regard rétrospectif sur l’ensemble de la période 2006-2012.

L’état des lieux des marchés et des emplois relatifs aux principales activités liées à l’amélioration de l’efficacité énergétique et au développement des énergies renouvelables (EnR) en France est dressé chaque année par l’ADEME depuis 2008. Aussi, dans les domaines où cela est possible, l’étude évalue la dynamique actuelle des marchés et des emplois au regard des objectifs de la politique publique environnementale.

Les emplois

Alors que l’emploi dans les activités liées à l’amélioration énergétique des logements existants continue à progresser en 2010 et 2012 (+ 7,4 % au total entre 2010 et 2012), l’emploi dans les activités liées au développement des EnR (équipements et installation) baisse de 22 % entre 2010 et 2012, et se retrouve en 2012 à un niveau légèrement inférieur à celui de 2009.

Cette baisse s’explique par la réduction massive des emplois dans le solaire photovoltaïque (baisse estimée à 14 700 emplois, soit – 47 % entre 2010 et 2012), l’éolien et les pompes à chaleur, tandis que quelques domaines connaissent de légers progrès (biogaz et bois collectif).

Electricité
  Chiffres 2011 Nombre d'emplois Marché en M€
PV 28 610 5 020
Eolien 10 420 3 140
Hydraulique 10 770 3 130
Chaleur
  Chiffres 2011 Nombre d'emplois Marché en M€
Solaire thermique 3 770 500
Bois domestique 16 020 2 330
Bois collectif 6 780
Pompes à chaleur 14 200 1 850
Géothermie 1 000 90
Biogaz 1 130 270
TOTAL 92 700 16 330

 

http://ademe.dvo.li/upload/20140403_evolution-emploisEnR.png

 

Les marchés

La période 2006-2009 avait été marquée par une forte croissance des marchés liée à l’amélioration énergétique et au développement des énergies renouvelables, 10 % en moyenne annuelle aux prix constants de l’année 2011. Entre 2009 et 2012, sous l’effet de la crise, qui a conduit, d’une part, à la réduction des financements publics et, d’autre part, à une diminution du pouvoir d’achat des ménages, la croissance des marchés s’est réduite à 3,2 % de croissance annuelle moyenne.

De façon générale, sur les marchés liés au développement des EnR, après le pic de 2011, la tendance apparaît nettement moins favorable pour 2012, qui voit une baisse significative des investissements (voir graphique ci-dessous) ; l’éolien terrestre continue à se heurter à des oppositions et à des contraintes réglementaires (200 MW seulement raccordés au premier semestre 2012), alors que les marchés de l’éolien offshore n’en sont qu’à leurs premiers pas.

Les investissements dans les autres domaines (hydraulique, géothermie, valorisation de la biomasse, des déchets et du biogaz et développement des capacités de production des biocarburants de première génération) sont encore de moindre importance. Sur la période 2006-2009, ces investissements ont surtout porté sur la construction des unités de production des biocarburants : depuis 2009, la valorisation de la biomasse prend le relais avec un taux moyen de croissance annuelle de 30 % sur la période de 2009-2012 et un montant estimé à près de 800 millions d’euros en 2011 et 2012.