Entreprises et monde agricole

Caractéristiques, sources et impacts

Mis à jour le 28/08/2017

Les poussières et les particules sont d’autant plus nocives pour l’homme et l’environnement qu’elles peuvent prendre des formes très diverses.

Les types de poussières et particules

Les particules constituent un ensemble très hétérogène du fait de la diversité de leur composition chimique, de leur état (solide ou liquide) et de leur taille (caractérisée notamment par leur diamètre). Elles se distinguent d'ailleurs en fonction de leur taille :

  • les particules totales en suspension (appelées PTS ou TSP pour Total Suspended Particulates), qui regroupent l'ensemble des particules quelle que soit leur taille ;
  • les PM10, dont le diamètre est inférieur à 10 µm (micromètres) ;
  • les PM2,5, dont le diamètre est inférieur à 2,5 µm. Ces dernières sont nommées particules fines et incluent les particules ultrafines de diamètre inférieur à 0,1 µm, qui relèvent de la problématique des nanoparticules.

Les poussières peuvent être d’origine naturelle (érosion des sols, feux de forêt, etc.) ou anthropique (procédés industriels, combustion, activités agricoles), grosses ou fines, noires (combustion du charbon) ou blanches (cimenteries), issues de sources fixes (cheminées industrielles, chaufferies, bâtiments d’élevage, silos) ou de sources mobiles (circulation automobile, travail du sol).

Les origines des émissions de poussières

La plupart des activités industrielles génèrent :

  • des poussières d’origine thermique, issues de combustion ou de procédés thermiques. Elles comprennent, d’une part, les imbrûlés carbonés, qui résultent le plus souvent d’une combustion incomplète, et, d’autre part, les cendres minérales, qui constituent un résidu fatal de combustion ou proviennent de matières premières n’ayant pas réagi. En général, ces poussières sont majoritairement constituées de fractions fines importantes ;
  • des poussières d’origine mécanique (manutention et transport de matériaux pulvérulents, extraction des minéraux, etc), qui sont constituées majoritairement de fractions grossières.

Les effets des poussières et des particules sur la santé

En raison de leur composition chimique (métaux toxiques, composés organiques toxiques, etc.) et de leur impact visuel, les effets des poussières sur la santé sont pris en compte par le législateur depuis de nombreuses années.
La priorité porte actuellement sur les PM2,5, dont le rôle a été démontré dans certaines atteintes fonctionnelles respiratoires, dans le déclenchement de crises d'asthme et dans la hausse du nombre de décès dus à des atteintes cardio-vasculaires ou respiratoires, notamment chez les sujets sensibles.

Capables de pénétrer au plus profond de l'appareil respiratoire, les PM2,5 atteignent les voies aériennes terminales, se déposent par sédimentation ou pénètrent dans le système sanguin. Ces particules peuvent en outre véhiculer des composés toxiques, allergènes, mutagènes ou cancérigènes, tels que les hydrocarbures aromatiques polycycliques et les métaux lourds.

L'impact des poussières et particules sur l'environnement

Du point de vue environnemental, les particules en suspension peuvent réduire la visibilité et influencer le climat en absorbant ou en diffusant la lumière. En se déposant, elles salissent et contribuent à la dégradation physique et chimique des matériaux. Les particules, riches en nitrates et sulfates d’ammonium, participent quant à elles à l’eutrophisation et à l’acidification des milieux.

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