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Les résultats

Mis à jour le 25/06/2018

État des lieux de la composition nationale des ordures ménagères, des apports en déchèterie et de la provenance des ordures ménagères.

Peu de bouleversements dans la composition des ordures ménagères depuis 1993

À l’exception des textiles sanitaires et des composés toxiques, entre 1993 et 2007, la composition globale des ordures ménagères a peu changé.

Les grandes catégories sont les déchets putrescibles (32,2 %), les papiers/cartons (21,5 %), le verre (12,7 %), les plastiques (11,2 %), les textiles (10,6 %, dont les textiles sanitaires), les métaux (3 %) et divers matériaux composites ou non classés (8,9 %).

Graphique composition ordures ménagères

On note une légère baisse de la part des emballages (carton, plastique et verre) qui est passée de 39 % en 1993 à 32 % en 2007. En parallèle, on note près de 9 % de textiles sanitaires (couches, lingettes, mouchoirs papier…), soit 34 kilos/habitant/an, une augmentation significative depuis 1993.

Le développement des collectes séparées impacte sensiblement la composition des ordures ménagères résiduelles

 
Composition nationale OMR

Les ordures ménagères résiduelles sont essentiellement composées de déchets putrescibles (31 %, dont 23 % de déchets alimentaires – restes de cuisine). Viennent ensuite les éléments fins (13 %), les papiers (10 %), les plastiques (11 %) et les textiles sanitaires (11 %, dont 6 % de textiles sanitaires fraction hygiénique).

Une première approche de la composition moyenne nationale des apports en déchèterie

 
Graphique apport déchèteries

Les trois principales catégories de déchets sont les putrescibles (30 %) constitués essentiellement des déchets verts, les incombustibles non classés (34 %, dont 85 % de gravats) et les combustibles non classés (15 %). Ces derniers représentent 40 % des apports en déchèteries, si on ne prend pas en compte les flux de déchets verts et de gravats.

En moyenne, 20 % des ordures ménagères proviennent des activités économiques (déchets « assimilés »)

Dans les ordures ménagères résiduelles, la part de déchets en provenance d’activités économiques (artisans, commerçants, bureaux…) atteint les 22 %, ce qui représente 4,1 millions de tonnes en 2011. Pour les collectes séparées, ces « assimilés » représentent 13 %, soit près d’1 million de tonnes. Au total, ce sont donc 5,1 millions de tonnes de déchets assimilés qui sont pris en charge par le service public lors de la collecte des ordures ménagères (20 %). En outre, au moins 17 % des déchets collectés en déchèteries (soit plus de 2 millions de tonnes en 2011) proviennent de manière certaine des activités économiques.