Recherche et innovation

Trois thèses sur les sols urbains

Mis à jour le 04/09/2017

Interview d’Isabelle Feix, expert national sols, ADEME.

Quels sont les besoins et attentes sur les sols urbains ? Quels ont été les critères de sélection pour l’ADEME ?

« Les actions de recherche identifiées dans le plan d’action relèvent dans un premier temps de travaux de doctorat, notamment afin de produire des connaissances nouvelles. »





« Trois thèses ont été sélectionnées concomitamment pour répondre à des attentes bien particulières sur la gestion des sols urbains : 
 
  • une meilleure connaissance de leur rôle et des services écosystémiques rendus (doctorante : Aurélie Cambou)
  • le développement de nouvelles fonctionnalités, comme l’agronomie urbaine par exemple (doctorante : Anne Blanchart)
  • la constitution de référentiels (doctorant : Baptiste Sauvaget). »
Aurélie Cambou
Anne Blanchart
Baptiste Sauvaget

 

Quelle est la valeur ajoutée de retenir une même année 3 travaux de thèse sur cette thématique ? Quel dispositif d’animation a été mis en place ?

« Ces différents travaux nécessitent une récolte importante de données sur les sols urbains ; aussi, les trois doctorants se sont associés pour lancer une enquête commune, auprès des acteurs susceptibles d’avoir des données (collectivités, Cerema…), pour constituer une première base de travail. Cette première étape a permis de créer une communauté de travail entre ces doctorants répartis dans des laboratoires de recherche différents.
Ces travaux prennent par ailleurs place au sein d’un projet de recherche supra, coordonné par l’Université de Lorraine, sur la thématique des sols urbains et des services rendus.
En complément de ces travaux, d’autres pistes de recherche doivent être traitées sur la limitation de l’artificialisation des sols en s’appuyant sur la reconnaissance de leurs rôles dans les différents documents d’urbanisme (PLU par exemple) et les projets d’aménagement ; de tels travaux nécessitent une implication et un travail conjoint avec des collectivités dans le cadre de projets de recherche-action à initier ces prochaines années. »
 

Y’a-t-il dès à présent des pistes pour accompagner la valorisation des résultats des travaux de thèses ?

« Les travaux réalisés aboutissent à des valorisations sensiblement différentes : la thèse d’Aurélie doit avant tout permettre de savoir si, et dans quelle mesure, les sols urbains contribuent à l’atténuation du changement climatique. Si l’enjeu est réel, la valorisation passera par une sensibilisation des décideurs, des urbanistes, des aménageurs et des chargés de mission PCAET, ainsi qu’à l’intégration de leur contribution (stockage de carbone…) dans les méthodes de comptabilisation des gaz à effet de serre.
 Les résultats d’Anne doivent permettre de répondre aux enjeux de la ville durable de demain en orientant l’usage des sols urbains, via notamment le développement de l’agronomie urbaine, en amont des programmes d’aménagement urbain et de planification territoriale.

Enfin, le travail de Baptiste permettra de compléter l’exercice en cours, piloté par le fond géochimique, de révision des guides méthodologiques sur la gestion des terres excavées et des sites pollués (guides à destination notamment des professionnels tels que les gestionnaires de sites pollués et ceux du BTP). »

Plaquette de présentation des trois thèses réalisée conjointement par les doctorants

Voir les autres présentations de thèses ADEME