L'ADEME

Production de connaissances et développement de solutions - Techniques de traitement et maîtrise des impacts des sites

Mis à jour le 22/11/2019

Sur la période 2010-2016, 84 projets ou thèses ont été sélectionnés, suivis scientifiquement et financés dans le cadre d’appels à projets dédiés.

En réponse aux enjeux de maintien ou de restauration des usages des milieux impactés par une pollution, la recherche vise à améliorer les techniques de traitement ou de maîtrise des impacts en vue de leur généralisation sur le marché.
Zoom sur une approche innovante d’amélioration du traitement in situ des eaux souterraines polluées par des organochlorés : le projet SILPHES, avec Antoine Joubert, responsable scientifique chez SERPOL, et Stéfan Colombano, du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM).
 

Quels sont les principaux résultats ?

Antoine Joubert : Nous avons réussi à utiliser des techniques simples et peu coûteuses, avec du matériel automatisé dont la programmation a été un enjeu majeur pour n’extraire que la phase organique dense. Ensuite, nous avons joué sur la dépression hydraulique au droit des ouvrages d’extraction et introduit un tensioactif biodégradable dans le système de pompage/réinjection.
Nous avons également pu construire une unité d’extraction fonctionnant aux énergies renouvelables via une éolienne hybride (HYBREAU) pour des applications demain sur des sites isolés.
Cette itération de techniques développées dans SILPHES a donné des résultats très satisfaisants dont l’application sur d’autres sites est en cours.
 

Quels sont les apports concrets d’une collaboration dans un consortium multi-acteurs ?

Stéfan Colombano : Le projet a permis de faire travailler les chercheurs avec les industriels. Le fruit de cette collaboration est directement applicable par les industriels : injection de tensioactifs et de mousses, injection de réducteurs performants, diagnostics par phytoscreening et dendrochimie, modélisation multiphasique.

Antoine Joubert : Les partenaires publics sont d’une grande aide pour le développement de techniques et plus globalement sur la réflexion scientifique pour les entreprises. Ils comprennent parfaitement les verrous techniques auxquels nous sommes confrontés.
 

Quelles sont les suites ?

Antoine Joubert : Outre les réussites de SILPHES, des verrous demeurent pour améliorer l’extraction des phases organiques denses. Dans les mois à venir, le projet PAPIRUS (avec les partenaires BRGM, INOVYN, UTINAM, INTERA et GENDRY) va tester leur extraction via des drains horizontaux et des mousses/polymères.
SERPOL est également impliqué dans d’autres projets financés par l’ADEME sur l’injection in situ de fluide permettant de contrôler les écoulements (mousse, polymère) : les projets MOUSSE 3D et FAMOUS.