Particuliers et éco-citoyens

Les essentiels pour vivre dans un logement sain

Mis à jour le 05/03/2019

Bien ventiler votre logement et limiter les pollutions est essentiel pour votre santé, encore plus dans un logement très bien isolé.

Une ventilation efficace est absolument nécessaire

L’air intérieur de nos logements est souvent de plus mauvaise qualité que l'air extérieur. Aux polluants de l'air extérieur (particules fines, pollens, oxydes d'azotes...) s'ajoutent ceux émis par les meubles, les moquettes, les produits d'entretien... Il faut également évacuer l'humidité émise par la cuisson, la toilette et la respiration des habitants...

Plusieurs systèmes de ventilation sont disponibles.
 

La Ventilation mécanique contrôlée (VMC) simple flux

L’air frais venant du dehors traverse d’abord les pièces de séjour et les chambres pour être évacué par les pièces de service, par un groupe d’extraction comportant un ventilateur :
  • les VMC simple flux autoréglables ont des débits d’air constants quelles que soient les conditions extérieures (vent, pluie) et intérieures (nombre d’occupants, humidité) ;
  • les VMC hygroréglables voient leur débit d’air varier en fonction de l’humidité intérieure, ce qui permet de garantir l’évacuation plus rapide d’un air très humide, tout en limitant les gaspillages.

La VMC double flux avec récupération de chaleur

Ce système limite les pertes de chaleur inhérentes à la ventilation : il récupère la chaleur de l’air vicié extrait de la maison et l’utilise pour réchauffer l’air venant de l’extérieur.

Ce système de ventilation inclut deux circuits :
  • un premier circuit insuffle de l'air neuf dans les pièces principales : l’air extérieur est filtré, préchauffé au niveau d’un échangeur de chaleur et pulsé grâce à un ventilateur dans les pièces principales par le biais de bouches d’insufflation ;
  • un second circuit récupère l’air vicié dans les pièces de service : l'air aspiré dans la cuisine, la salle de bains et les w.c. est filtré. Sa chaleur est récupérée au niveau de l’échangeur et transmise au circuit d’air neuf. L’air extrait est ensuite évacué à l’extérieur.

Cet équipement est plus coûteux qu’une VMC simple flux et consomme plus d’électricité, mais il permet des économies de chauffage importantes en récupérant jusqu’à 70 % de la chaleur contenue dans l’air vicié extrait (90 % dans les systèmes les plus performants).

La récupération de chaleur par la VMC est particulièrement intéressante dans une maison bien isolée qui nécessite peu de chauffage : une VMC double flux peut récupérer environ 1 500 kWh par an. L’économie réalisée est alors comprise entre 7 et 10 % de la consommation de chauffage.
 

Le puits climatique

L’air extérieur circule dans des tubes enterrés à environ 1,5 à 3 mètres de profondeur, là où la température varie peu au cours de l’année (entre 12 ℃ et 14 ℃). Selon la saison, l’air se réchauffe ou se rafraîchit pendant ce trajet et pénètre dans la maison par l’intermédiaire d’un système de ventilation.
 

Cette technique est intéressante dans les régions soumises à de fortes variations de température. En été, l’air est rafraîchi et en hiver préchauffé avant son introduction dans le système de ventilation du logement. C’est une bonne solution surtout en été, car il peut éviter l’installation d’une climatisation.

Le puits climatique est complexe à mettre en œuvre et sa réalisation doit être confiée à des professionnels très compétents, capables de concevoir des équipements adaptés à chaque situation. Il ne doit pas en particulier dégrader la qualité de l’air intérieur en diffusant des polluants (moisissures, bactéries, radon) dans le logement.

Le couplage entre une VMC double flux et un puits climatique est souvent peu satisfaisant tant techniquement qu’économiquement : le puits climatique peut engendrer des dysfonctionnements de la VMC et les échangeurs de celle-ci sont en général suffisamment efficaces pour qu’il soit superflu de préchauffer l’air entrant. Il reste par contre utile, en rafraîchissement l'été.

Pour en savoir plus, consultez notre guide « Ventilation : indispensable pour un logement confortable et sain ».
 

Décorer sans polluer l’air intérieur

Pour les finitions et la décoration de votre logement, vous pouvez utiliser des produits et matériaux émettant peu ou pas de polluants dans votre air intérieur.

Les Composés organiques volatils (COV), polluants très courants de l’air intérieur s’évaporent à température ambiante. Les bois traités, les colles, les peintures, les produits d’entretien, les parfums chimiques, les textiles… sont des sources de COV. À court terme, ils peuvent provoquer des troubles respiratoires, des irritations des yeux, du nez et de la gorge et des réactions allergiques. Certains sont plus préoccupants, car cancérogènes (formaldéhyde, solvants organiques, éthers de glycol, hydrocarbures dont benzène). Les COV sont également à l’origine de pollutions de l’air extérieur.

Depuis le 1er septembre 2013, une étiquette, indiquant le niveau d’émission en composés organiques volatils, est obligatoire sur les produits de construction ou de revêtement de murs, de sols ou de plafonds (cloisons, panneaux, moquettes, papiers peints, peintures…) et sur les produits nécessaires à leur mise en œuvre (isolants sous-couches, vernis, colles, adhésifs…).
 
Le niveau d’émission est indiqué selon une échelle allant de A+ (émissions très faibles) à C (émissions fortes).

Des labels environnementaux vous aident également à faire les bons choix. L’ADEME vous recommande les 100 meilleurs labels sur sa page dédiée aux labels environnementaux. Vous y trouverez des informations précieuses pour choisir votre mobilier, votre literie, le textile de la maison, des produits de bricolage et de décoration.

Pour plus d’idées, consultez notre guide « Une maison plus écologique ».
À ne pas manquer, notre guide « Un air sain chez soi ».