Particuliers et éco-citoyens

Quelles énergies renouvelables chez soi ?

Mis à jour le 12/03/2019

En construction neuve, le recours à une énergie renouvelable est obligatoire pour le chauffage et la production d’eau chaude.

MAISON SOLAIRE à Sermange équipée de capteurs solaires thermiques (au sol ) et de panneaux solaires photovoltaïques (en auvent).
Pour le chauffage et l’eau chaude, vous avez le choix entre :
  • la production d’eau chaude sanitaire grâce à des capteurs solaires thermiques ou un chauffe-eau thermodynamique ;
  • le chauffage de votre maison et éventuellement de l’eau sanitaire grâce à une chaudière à bois, un poêle à bois, certaines pompes à chaleur, une chaudière à microcogénération ;
  • le raccordement à un réseau de chaleur alimenté à plus de 50 % par des énergies renouvelables.

Le chauffage au bois séduit de plus en plus

7,8 millions de foyers se chauffent avec le bois en France !

Les poêles à bois sont faciles à installer et à utiliser. L’emplacement idéal dans la maison ? Au centre de la surface habitable, au rez-de-chaussée.
Les appareils modernes sont en général équipés d’une arrivée d’air extérieure, permettant de ne pas puiser l’air de combustion dans le logement. Ils sont fortement recommandés pour les bâtiments bien isolés et étanches à l’air.

Pour choisir votre appareil, fiez-vous au logo « Flamme verte », le label de qualité des appareils de chauffage au bois. Le nombre d’étoiles est fonction du rendement et des émissions polluantes de l’appareil. Les performances exigées sont : au moins 70 % de rendement et au plus 0,3 % de rejet de monoxyde de carbone (CO) dans l’air extérieur. Pour être labellisé, un appareil doit garantir de très bonnes performances globales.
Optez pour un appareil Flamme Verte 7 étoiles.

Une chaudière à bois est intéressante si vous avez une grande maison, et peut-être même un local de chaufferie spécifique. Vous pourrez également produire votre eau chaude sanitaire.

Les chaudières automatiques à plaquettes ou à granulés offrent une facilité d’utilisation similaire à celle des chaudières au fioul ou au gaz : pas besoin de les alimenter chaque matin ! L’alimentation de ces chaudières est programmée et automatique. Elle est assurée par une vis sans fin. Toutes les étapes (alimentation, combustion, décendrage, extraction des fumées, etc.) sont contrôlées et optimisées grâce à une régulation électronique.
Le rendement de ces chaudières dépasse souvent 90 %. Elles produisent peu de cendres et émettent peu de polluants.

Pour en savoir plus, consultez notre guide « Poêle à bois, chaudière ou insert ».
 

Une pompe à chaleur bien adaptée à votre terrain et au climat

Vous pouvez opter pour :
  • une PAC géothermique à capteurs enterrés horizontaux si vous bénéficiez d'un terrain suffisant autour de votre habitation ;
  • une PAC géothermique à capteurs enterrés verticaux sous réserve des démarches administratives nécessaires ;
  • une PAC sur eau de nappe si celle-ci s'y prête et sous réserve des démarches nécessaires ;
  • une PAC aérothermique. Dans les climats rigoureux, il sera peut-être nécessaire de faire installer un appoint de chauffage selon le modèle de PAC aérothermique envisagé. Attention au voisinage, certaines sont plus bruyantes que d'autres. Il peut être nécessaire d’installer des dispositifs pour limiter la nuisance (écran antibruit, pose sur des plots anti-vibratiles, etc.). En copropriété, avant d’installer une PAC aérothermique, il faut vérifier que ce type d’appareil y est autorisé.
Pour en savoir plus, consultez notre guide pratique « Installer une pompe à chaleur » et « La géothermie pour chauffer et rafraîchir la maison ».
 

Le chauffage solaire

Comme toute installation de chauffage central, un système solaire combiné comporte :
  • une « chaudière », en l'occurrence des capteurs solaires thermiques analogues à ceux qui alimentent un chauffe-eau solaire ;
  • une distribution, par un réseau de tuyauterie semblable à celui utilisé dans les systèmes classiques ;
  • un (ou des) dispositif(s) de stockage de l'énergie thermique (ballon-tampon, dalle de béton) ;
  • des émetteurs de chaleur (radiateurs basse température, dalle chauffante, etc.) ;
  • un système de régulation.
Un système d'appoint permet de pallier les insuffisances du rayonnement :
  • il peut être totalement indépendant de l'installation solaire : cheminée, poêle à bois, convecteurs électriques, etc. ;
  • il peut aussi être couplé à la partie solaire de l'installation. Ainsi, la régulation peut gérer la mise en route et l'arrêt de l'appoint, en fonction de l'ensoleillement, de la demande de chauffage ou d'eau chaude sanitaire. Dans ce cas, on utilise une chaudière classique (fioul, gaz, bois, électrique).
L'installation d'un Système solaire combiné (SSC) est particulièrement intéressante dans le neuf, car toutes les conceptions sont possibles : hydro-accumulation, mais aussi plancher chauffant (appelé aussi plancher solaire direct).
 

Le raccordement à un réseau de chaleur

Les bâtiments (immeubles ou lotissements) neufs ou faisant l’objet de travaux de rénovation importants* doivent obligatoirement se raccorder au réseau de chaleur existant si celui-ci fait l’objet d’un classement, si les bâtiments se situent dans le périmètre de développement prioritaire desservi par le réseau et si la puissance pour le chauffage, la climatisation ou la produc­tion d’eau chaude dépasse 30 kW. L’obligation de raccordement n’existe donc que si le réseau de chaleur apporte un plus environnemental.

* ceci recouvre les opérations suivantes : - extension ou surélévation de 150 m2 ou de 30 % de la surface existante ; - rénovation, avec trois conditions nécessaires (bâtiment de plus de 1 000 m², travaux portant soit sur l’enveloppe et les installations [chauffage, ECS, refroi­dissement, ventilation, éclairage], soit sur l’enveloppe seule, montant prévisionnel des travaux d’amélioration de la performance énergétique supérieur à 25 % de la valeur du bâtiment).

Le chauffe-eau thermodynamique de plus en plus installé

Grâce à une pompe à chaleur intégrée au ballon de stockage, le chauffe-eau thermodynamique (CET) permet de produire de l'eau chaude en réduisant sa facture d'électricité.

Le chauffe-eau thermodynamique existe en plusieurs versions :
  • le chauffe-eau aérothermique valorise les calories de l'air du logement (air ambiant ou air extrait) ou de l'air extérieur ;
  • le chauffe-eau géothermique récupère l'énergie stockée dans le sol par l'intermédiaire de capteurs enterrés ;
  • le chauffe-eau héliothermique valorise l'énergie du soleil.
La capacité des chauffe-eau thermodynamiques installés approche en général 300 litres. La différence de prix entre des équipements de 200 et de 300 litres est assez faible, les installateurs proposent souvent un ballon de volume supérieur avec des conséquences sur les performances de l’appareil. En effet, il est préférable de bien dimensionner son besoin et de ne pas installer un ballon trop grand pour une rentabilité optimale de l’appareil.

Pour en savoir plus, consulter l'article « Le chauffe-eau thermodynamique : pour qui ? Pourquoi ? Comment ? - Conseils aux particuliers ».
 

Le chauffe-eau solaire individuel

Avec un Chauffe-eau solaire individuel (CESI), vous pourrez alléger vos dépenses pour l'eau chaude par 2, voire par 3 (dans le sud) par rapport à un système conventionnel. Pour être totalement satisfait de votre choix, bien calibrer vos besoins est essentiel.

Trois types de chauffe-eau solaires existent :
  • à éléments séparés (le plus installé en France métropolitaine) ;
  • monobloc (bien adapté aux régions chaudes ou pour une résidence utilisée en période estivale) ;
  • optimisé (le plus récent).
Si vous installez un chauffe-eau solaire à éléments séparés, deux options s'offrent à vous :
  • un chauffe-eau solaire en thermosiphon (l'appoint, dissocié du ballon solaire, sera placé en aval de celui-ci). Dans ce cas, vous devez installer votre ballon solaire plus haut que le niveau des capteurs ;
  • un chauffe-eau solaire à circulation forcée (au choix, l'appoint sera incorporé au ballon solaire ou assuré en aval de celui-ci).
La superficie des capteurs solaires sera déterminée en fonction du climat de votre région et du nombre d’utilisateurs.
Bien entendu, plus les besoins en eau chaude sont importants, plus la surface de capteurs doit être grande.

Le tableau ci-dessous prend pour base de calcul une consommation journalière par personne de 50 à 60 litres d'eau chaude à 45 ℃ et une couverture des besoins par le solaire comprise entre 50 et 70 %. Le reste de vos besoins sera couvert par un système d'appoint.

Équipements utiles en fonction du nombre d'occupants
 
Nombre d'occupants 1 ou 2 3 ou 4 5 ou 6 7 ou 8 
Volume du ballon solaire
(pour un chauffe-eau solaire sans appoint)
100 à 150 l 100 à 250 l 250 à 350 l 350 à 500 l
Volume total du ballon
(pour un chauffe-eau solaire avec appoint)
100 à 250 l 250 à 400 l 400 0 550 l 550 à 650 l
Zones climatiques Surface des capteurs
Zone 1 2 à 3 3 à 3,5 4 à 7 5 à 7
Zone 2 2 à 3 2,5 à 4,5 3,5 à 6,5 4,5 à 7 
Zone 3 2 à 2,5 2 à 4 3 à 3,5 3,5 à 7
Zone 4 2 à 2,5 2 à 3,5 2,5 à 4,5 3,5 à 6
Il est important de bien choisir l’emplacement du ballon de stockage afin de :
  • minimiser les distances entre les capteurs et le ballon limite les pertes thermiques et le coût du circuit primaire ;
  • placer le ballon dans un local chauffé ou bien isolé lui permet de ne pas se refroidir trop vite.

Le système solaire collectif

Cette technologie peut être également installée pour la production d'eau chaude sanitaire de logements publics ou privés (logements sociaux, copropriétés), de maisons de retraite, d'établissements de santé (hôpitaux, cliniques, centres d’accueil spécialisé), d'hôtels... qui ont des besoins réguliers tout au long de l'année.

Pour vous informer sur les techniques, les réglementations, les professionnels, et les aides qui existent en matière de solaire thermique collectif, vous pouvez consulter le site Internet SOCOL.
 

Des panneaux photovoltaïques pour produire de l’électricité

En produisant de l’électricité chez vous, de façon décentralisée, modulable et non polluante, vous participez à la limitation des pollutions et des rejets de gaz à effet de serre. Une installation de 25 m2 de modules photovoltaïques peut produire en un an l’équivalent de la consommation électrique (hors chauffage, cuisine et eau chaude) d’une famille de 4 personnes, soit environ 2 500 kWh.

Vous pourrez choisir d’utiliser cette électricité pour vos besoins (autoconsommation) ou de la vendre à une compagnie d’électricité.

Avant toute chose, faites une évaluation précise de votre consommation d’électricité et une estimation de la dimension des capteurs nécessaires. Cela dépendra de l’ensoleillement de votre région, de l’orientation de votre maison, etc.

Vous trouverez l’information nécessaire sur le site d'information sur le photovoltaïque.

La production électrique individuelle prend tout son sens quand elle s’intègre dans une démarche de maîtrise des consommations d’énergie : utilisation d’équipements électriques performants, suppression des veilles inutiles, habitudes d’économies d’énergie. Et tout cela, bien sûr, dans le cadre d’une maison énergétiquement performante.

C’est en général sur le toit de votre maison que vous trouverez la place nécessaire (10 à 30 m²) à l’installation de modules photovoltaïques. Il est tout à fait possible de les intégrer à votre toiture, mais également à une façade. Ils sont alors utilisés comme matériaux de construction.

Vérifiez la bonne orientation de votre toit : au sud, c’est l’idéal (pour l’hémisphère Nord). Sud-est ou sud-ouest, c’est encore possible. Mais attention surtout aux ombres portées (bâtiments voisins, arbres, etc.) qui occulteraient le rayonnement solaire.

Il est préférable d’intégrer les modules photovoltaïques dans le permis de construire afin de vérifier que rien n’empêche l’installation (proximité d’un monument historique, site protégé, etc.).

Pour plus d’information, consultez notre guide « L’électricité solaire ».