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Options de fin de vie

Mis à jour le 12/06/2014

Prévention, réemploi, recyclage, autre valorisation, puis élimination : voici l'ordre de préférence, du point de vue environnemental, établit par l’Union européenne (directive 2008/98/EC) pour le traitement des déchets.

Alternatives de fin de vie

Plusieurs options de fin de vie (hors prévention et réemploi), dont celles avec valorisation à privilégier, se distinguent pour les produits, biosourcés compris, en fonction de leurs propriétés :

  • recyclage : mécanique, chimique (solvolyse, hydrolyse…), valorisation organique (biodégradation/compostage, méthanisation) ;
  • incinération avec valorisation énergétique ;
  • incinération sans valorisation énergétique ;
  • enfouissement.

Intervention de l’ADEME

Afin de développer davantage de connaissances sur la valorisation des produits biosourcés en fin de vie, l’ADEME (Service BIOressources) intervient à plusieurs niveaux.
La participation au financement de deux projets, retenus dans le cadre des appels à projet BIP, portant sur la biodégradabilité de certains matériaux biosourcés :

  • le projet ENOLIBIO, lancé en 2011, vise à étudier la faisabilité, puis à comparer l’intérêt environnemental de différentes options de valorisation de composites biosourcés en fin de vie (tri et régénération, compostage, incinération). Pour le mener à bien, AG Plast (porteur du projet) s’est associé au C2MA de l’École nationale supérieure des mines d’Alès, à la société Pellenc et au pôle européen de plasturgie ;
  • le projet BIOPLASTOX, lancé en 2011 et piloté par le CRITT Matériaux Alsace et RITTMO Agroenvironnement vise à évaluer la dégradation et l’écotoxicité en cours et après dégradation d’emballages en plastique biodégradable, pour la production de compost potentiellement utilisable en fertilisation de sols, destinés à la culture maraîchère.

L’intégration au sein de son appel à projets récurrent BIP d’une thématique visant à soutenir des travaux permettant de lever les verrous techniques et économiques qui limitent aujourd’hui le recyclage (matière et organique) des matériaux biosourcés en fin de vie.
Le pilotage d’une étude publiée en 2014, portant sur l’identification et la valorisation des gisements des matériaux biosourcés en fin de vie dans les secteurs de l’emballage, du bâtiment et des transports, actuellement, ainsi qu’aux horizons 2020-2030.

Idées reçues : des notions à clarifier

 
  • L’amalgame est très souvent fait, à tort, entre biosourcé et biodégradable. Le premier concerne l’origine de la matière première (biomasse) alors que le second correspond à la fin de vie d’un produit. La majorité des produits biodégradables sont également biosourcés (l’acide polylactique – PLA – par exemple) mais certains sont d’origine fossile (polycaprolactone – PCL – par exemple) ;
  • la grande majorité des matériaux biodégradables et/ou compostables (le PLA, par exemple) ne le sont qu’industriellement (norme EN13432, qui encadre la biodégradabilité des emballages en milieu industriel), au sein de plates-formes de compostage dédiées et dans des conditions précises (température, humidité…), qui ne sont réunies ni dans un composteur individuel, ni dans la nature. Un produit biodégradable ne doit donc, en aucun cas, être jeté dans la nature.