Nos expertises

Les emplois de la filière

Mis à jour le 23/05/2014

Les filières de la chimie et des matériaux biosourcés offrent de nouvelles perspectives de création d’activité et peuvent contribuer à maintenir ou créer des emplois sur le territoire national.

Une filière très porteuse en termes d’emplois

L’industrie chimique française est actuellement confrontée à la raréfaction des ressources fossiles et à des contraintes réglementaires accrues. Le développement de nouveaux produits issus de ressources biomasse renouvelables devrait contribuer à une embellie de ce secteur. Une étude de l’ADEME intitulée « Emplois actuels et futurs pour la filière chimie du végétal » estimait en 2012 à environ 24 000 les emplois directs de la filière chimie et matériaux biosourcés. Cette dernière s’étend de la transformation des matières premières végétales à la distribution des produits finis, en passant par toutes les étapes de production. Il convient de noter que les secteurs d’application suivants ont été exclus du champ de l’étude : papiers, cartons, bois énergie et bois d’œuvre, biocarburants et industrie pharmaceutique.

Emplois directs de la filière des produits biosourcés en 2012

 

Ces emplois directs, selon un scénario optimiste, pourraient quasiment doubler à l'horizon 2020. Ce scénario se caractérise par une augmentation forte du prix des ressources fossiles, une certaine stabilité des prix des ressources végétales, un soutien significatif de l’État et la mise en place de formations adaptées. Cette croissance de la filière serait principalement portée par l’industrie de transformation/formulation, et en particulier par la plasturgie. Le développement des filières chimie et matériaux biosourcés d’ici à 2020 et la préparation d’échéances plus lointaines nécessitent notamment de répondre aux besoins suivants :

  • la poursuite de la montée en compétences principalement pour les biotechnologies industrielles, la chimie des procédés, la connaissance des végétaux, l’écoconception et l’analyse du cycle de vie. De plus, la coordination de ces compétences est indispensable au développement optimal du secteur ;
  • la gestion des formations, initiales et continues.