Nos expertises

Les éco-entreprises et les filières vertes

Mis à jour le 07/05/2019

Il est de plus en plus souvent question d'éco-entreprises. Celles-ci vont en effet progressivement devenir des acteurs majeurs dans la nouvelle donne qui se met en place pour concilier activité économique et environnement.

Les éco-entreprises : des entreprises respectueuses de l’environnement

Une éco-entreprise est une entreprise qui commercialise une solution (produits, services…) visant explicitement à prévenir, réduire ou mesurer les atteintes des activités humaines sur l’environnement. Cette définition concerne des entreprises exerçant dans les secteurs de l’industrie, du commerce, des services et de l’artisanat, de manière transversale avec une palette très large de métiers. Une éco-entreprise se positionne du côté de l’offre de biens et services environnementaux.

On pourra citer, à titre d’exemple, les entreprises du recyclage, des énergies renouvelables, de la mesure de la qualité de l’air ou du traitement des déchets et de l’eau.

Les filières vertes

Une filière verte a pour objet de développer et de commercialiser une solution environnementale (EnR, traitement des déchets, etc.). Elle englobe donc l’ensemble des éco-activités et représente les éco-entreprises correspondantes.

Les filières vertes constituent un secteur en forte expansion, qui prend un poids économique de plus en plus significatif. En effet, en termes d’emploi, elles représentaient en France, en 2011, près de 455 600 personnes en équivalent temps plein (MEDDE, 2013), soit + 6,7 % par rapport à 2010. Une augmentation très importante si on la compare à celle des autres secteurs économiques : + 1,5 %.

La production des éco-activités atteint 79,3 milliards d’euros, soit 2,2 % de la valeur de la production nationale totale. Elle représente 1,37 % du PIB.

Quatre filières vertes prédominent en termes de chiffre d’affaires global : l’eau et l’assainissement, le recyclage et la valorisation des déchets, les énergies renouvelables et, enfin, l’efficacité énergétique.

La chimie du végétal et les produits biosourcés sont également un exemple de filière verte. Elle est basée sur la substitution des ressources fossiles traditionnelles par des ressources renouvelables. Cette substitution des matières premières, combinée au développement de procédés propres (biotechnologies industrielles, etc.), permet à la chimie biosourcée de contribuer aux enjeux actuels de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de la dépendance de l’économie aux matières premières fossiles.

Les matières premières utilisées par la chimie biosourcée sont majoritairement végétales et peuvent être obtenues à partir de ressources variées : oléoprotéagineux (colza…), plantes amidonnières (maïs, blé…) et sucrières (betterave…), plantes à fibres (lin, chanvre), algues, ressources sylvicoles, coproduits ou sous-produits industriels organiques…