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Qualité de l’air

Mis à jour le 14/09/2016

Au même titre que pour l’eau et les sols, l’amélioration et la préservation de la qualité de l’air est un enjeu sanitaire, environnemental et économique majeur.

L’Europe et la France se sont engagées depuis plusieurs décennies dans la réduction des émissions polluantes : ratification de la convention de Genève (1979) et protocole de Göteborg (1999) sur les pollutions transfrontalières, directives européennes fixant des objectifs de qualité de l’air (directive « qualité de l’air » 2008/50/CE) et des plafonds nationaux d’émissions sur certains polluants (directive NEC - 2001/81/CE), vote par le Parlement de la loi sur l'air et l’utilisation rationnelle de l’énergie de 1996 reconnaissant à chacun le droit de respirer un air qui ne nuise pas à sa santé, plans d’action nationaux (ex. : plan particules issu du Grenelle Environnement), etc.

Aujourd’hui, le secteur agricole est de plus en plus interrogé sur sa contribution aux efforts de réduction des émissions, en particulier pour les particules fines (PM10 et PM2.5), l’ammoniac (NH3), le méthane (CH4) - qui est aussi un gaz à effet de serre - et les pesticides. L’ADEME accompagne les différents acteurs du monde agricole et des politiques publiques dans l’amélioration et le transfert des connaissances, afin de favoriser à la fois la prise de conscience et l'intégration pertinente des techniques de réduction au sein des territoires et exploitations agricoles.
En raison des interactions fortes entre les émissions de polluants atmosphériques et d’autres enjeux environnementaux majeurs, comme la qualité de l'eau et des sols ou l'atténuation du changement climatique, l’ADEME propose que les actions sur l'air soient intégrées dans une approche globale de ces différents enjeux.

Ainsi, l'INRA, en collaboration avec l'IRSTEA et le CIRAD, a réalisé pour l'ADEME un état de l'art sur les émissions de produits phytosanitaires vers l'air par les activités agricoles en France. L'analyse a porté sur :
- les références et outils existants permettant de les prendre en compte dans l'évaluation environnementale;
- les leviers de réduction des émissions connus et déjà activables;
- les recherches et développement requis pour améliorer les méthodes de comptabilisation des émissions vers l'air.
Les résultats de l'étude permettent de proposer des préconisations sur l'utilisation des outils existants et des priorités de Recherche & Développement pour une meilleure prise en compte de ces émissions dans l'évaluation environnementale des systèmes agricoles.