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La climatisation : pour le confort mais aussi pour la sécurité !

Mis à jour le 05/06/2020

La climatisation permet de voyager confortablement, elle est également un facteur de sécurité car elle améliore la vigilance du conducteur. Mais attention ! La climatisation a un impact sur la consommation du véhicule et ses rejets polluants.

La climatisation : utilisez-la seulement quand c’est nécessaire !

On l’ignore souvent, la climatisation augmente la consommation de carburant : en ville, de l’ordre de 2 l/100 km, sur route et autoroute, environ 0,4 l/100 km et en moyenne autour de 1 l/100 km pour les véhicules les plus récents. Cela limite les progrès pourtant importants qui visent à limiter la consommation énergétique des véhicules.
La climatisation entraîne également plus de rejets polluants, notamment en ville : monoxyde de carbone (CO ; + 40 %), hydrocarbures (HC ; + 40 %) et oxydes d’azote (NOx ; + 25 %) pour les moteurs à essence ; NOx (+ 40 %) et particules (PM ; + 30 %) pour les Diesel non équipés d’un filtre à particules.

La climatisation émet des gaz à effet de serre dans les deux situations suivantes :

  • lorsqu'elle est activée, elle provoque une surconsommation de carburant et donc des émissions de CO2 accrues (de 1 à 7 % de CO2 émis en plus par an suivant les climats, les véhicules et les usages) ;
  • qu'elle soit activée ou non, la climatisation rejette une partie du fluide frigorigène présent dans son circuit (fuites, opérations de maintenance, entretien, accident, non-récupération en fin de vie du véhicule…). Depuis le 1er janvier 2013, la réglementation sur les fluides frigorigènes a entraîné l’interdiction progressive, puis totale en 2017, du R-134a, source majeure d’effet de serre (1 430 fois plus puissant que le CO2). Le fluide de substitution (R-1234yf) a un potentiel de réchauffement global de 4.

Ainsi, pour un véhicule de gamme moyenne, la climatisation fonctionnant au R-134a serait responsable à elle seule d’une augmentation de 5 à 11 %, voire plus, de ses émissions annuelles de gaz à effet de serre. Pour les véhicules les plus récents, équipés d’une climatisation utilisant le nouveau fluide frigorigène R-1234yf, cette hausse ne serait plus que de à 1 à 7 %.

Comment limiter ces effets nocifs pour l’environnement ?

  • éteignez votre climatisation automatique tant qu’il ne fait pas trop chaud, sinon elle fonctionnera en continu dès que la température intérieure dépassera la consigne ;
  • utilisez régulièrement par temps très chaud la commande « recyclage » (sans trop en abuser pour ne pas dégrader la qualité de l’air intérieur) pour récupérer l’air frais de l’habitacle et réduire ainsi l’énergie consommée ;
  • ouvrez les fenêtres pour évacuer la chaleur dans l’habitacle avant d’enclencher la climatisation. Puis, roulez fenêtres fermées quand elle fonctionne ;
  • limitez la température de consigne à 4 ou 5 ℃ de moins que la température extérieure ;
  • faites fonctionner régulièrement (même en hiver) la climatisation pour limiter les fuites de réfrigérant (10 minutes par semaine, de préférence lorsque la circulation est fluide) ;
  • stationnez à l’ombre quand c’est possible ;
  • tant que votre climatisation fait du froid, inutile de la faire réviser (hors changement du filtre à air habitacle), ni de la faire recharger en fluide frigorigène. En cas de fuite importante de fluide frigorigène, la climatisation ne produira plus  assez de froid. Un contrôle du système est alors nécessaire, pour repérer la fuite et la réparer avant de le recharger en fluide frigorigène ;
  • souciez-vous du devenir de votre système de climatisation automobile en fin de vie : les fluides frigorigènes doivent être récupérés et non pas s’échapper dans l’atmosphère. Le R-134a a un fort impact sur l’effet de serre !