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Le bruit, une réelle nuisance pour l’environnement

Mis à jour le 12/12/2016

Le bruit constitue une nuisance importante pour l’environnement, aux côtés des diverses émissions polluantes. C’est pourquoi les constructeurs automobiles, comme les pouvoirs publics, prennent des mesures pour en limiter les méfaits.

Des sources sonores différentes selon la vitesse

Le bruit occasionné par les transports routiers est la principale source de nuisances sonores dans l’environnement. Il évolue en fonction de la vitesse des véhicules, C’est pourquoi cette vitesse est de plus en plus limitée dans les zones urbaines.
En-dessous de 50 km/h (30 km/h pour les voitures neuves et environ 80 km/h pour les poids lourds), le bruit est principalement d’origine mécanique : admission d’air, chaîne de transmission, ligne d’échappement, boîte de vitesses… ce bruit évolue en fonction du régime moteur.
Au-dessus de 50 km/h, le bruit provient du roulement des pneumatiques sur la chaussée. Il augmente avec la vitesse et dépend à la fois de la qualité des pneus et de celle du revêtement routier.
Les constructeurs automobiles sont donc particulièrement attentifs au choix des pneus de « première monte » (ceux qui sont livrés sur un véhicule neuf). La qualité des gommes et de la sculpture de la bande de roulement est déterminante pour abaisser le niveau sonore. Il s’agit donc de rechercher le meilleur compromis entre sécurité, résistance au roulement et faible niveau d’émissions sonores.
Les pouvoirs publics veillent quant à eux à la qualité des revêtements routiers. Certains revêtements récents, à base de béton bitumineux constitué de granulats très fins, permettent de réduire de neuf décibels le bruit de roulement.

 

L’étiquette des pneumatiques précise la valeur de bruit en décibel dB(A). Un pictogramme montre le niveau sonore :

  • 1 onde : niveau faible ;
  • 2 ondes : niveau moyen ;
  • 3 ondes : niveau élevé.

 

La règlementation

Les valeurs seuils des émissions sonores des véhicules sont précisées par la directive 2007/34/CE du 14 juin 2007 concernant le niveau sonore admissible des véhicules à quatre roues et plus et leur dispositif d’échappement.
Ces seuils sont alignés avec ceux du règlement 51R02 définis au niveau international par la Commission économique des Nations Unies pour l’Europe (UNECE).
Ils varient de 74 à 77 dB(A) pour les véhicules légers de transport de personnes.
Le Parlement européen a adopté le 6 février 2013 un projet de règlement visant à réduire le bruit des véhicules et à doter les nouveaux véhicules d’un système d’étiquetage indiquant leur niveau sonore. Ce projet de législation, prévu au mieux pour 2019, doit désormais être examiné par le Conseil européen.
Ce texte propose une législation en deux temps, s’appliquant d’abord aux nouveaux modèles de véhicules, puis à tous les véhicules neufs. Les limites passeraient de 74 décibels actuellement à 68 décibels.

Les actions de réduction

Plusieurs travaux de recherche, dans le cadre de programmes nationaux, étudient le traitement du bruit à sa source (véhicule, pneumatique, route) afin de trouver des solutions de réduction.
Mais abaisser la vitesse de circulation du véhicule et adopter une conduite économe reste deux moyens pour diminuer les nuisances sonores et contribuer ainsi à améliorer la qualité de vie, notamment en milieu urbain.