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Les indicateurs du développement durable

Mis à jour le 31/03/2014

Pour mettre en œuvre le développement durable, il faut pouvoir le mesurer. Peu à peu, les outils focalisés sur la seule croissance économique sont complétés par des indicateurs de bien-être et de patrimoine réel.

Discussion de travail devant un panneau montrant les efforts accomplis en matière de diminution des émissions de gaz à effet de serre.

Durant la seconde moitié du XXe siècle, l’efficacité des politiques de développement est principalement mesurée par le produit intérieur brut (PIB). Cet indice standardisé, qui quantifie la production de richesse (ou valeur ajoutée), répondait avantageusement aux priorités de la reconstruction d’après-guerre, puis à l’émergence des pays en développement.
Cependant, le recours au PIB comme seul indicateur de développement est de plus en plus critiqué. D’autres indicateurs sont aujourd’hui disponibles ou en cours d’élaboration pour guider les prises de décisions affectant l’évolution de nos sociétés.

 

Le PIB vert

Le principal reproche fait au PIB est qu’il ne comptabilise pas la perte de richesse, qu’elle soit matérielle, sociale ou naturelle. Ainsi le PIB tient compte de la richesse produite par l’industrie automobile, mais pas de son coût sanitaire. Les dépenses de santé constituent même un facteur d’accroissement du PIB.
De plus, l’indice ne tient pas compte de la production de richesses non marchandes (patrimoine naturel, services intrafamiliaux, activités associatives, etc.) pourtant réellement utiles à la société. Ces faiblesses contribuent à envoyer des signaux erronés sur les modes de développement à privilégier.
Depuis plusieurs années, des économistes élaborent donc des indicateurs économiques alternatifs, souvent qualifiés de « PIB vert », afin de mieux tenir compte de la production réelle de richesse et de bien-être.
À la demande de l’État français, une commission dirigée par l’économiste Joseph Stiglitz a d’ailleurs remis en 2009 ses recommandations, qui alimentent aujourd’hui les travaux de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).

L’indicateur de développement humain (IDH)

L’IDH est un indice créé par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) en 1990 pour mesurer le niveau de développement humain sur des critères autres que la seule production économique (taux d’éducation, espérance de vie, niveau de vie, etc.). C’est aujourd’hui le principal indicateur utilisé pour mesurer le bien-être individuel et collectif dans une région donnée.

L’empreinte écologique

L’empreinte écologique permet de quantifier les besoins humains, mesurés en « hectares globaux », par rapport aux capacités de la Terre à y répondre à long terme mesurées en « hectares globaux disponibles ».
Lorsque les besoins de l’humanité dépassent les capacités de la terre, les écosystèmes et les ressources naturelles ne sont plus capables de se régénérer pleinement, entraînant leur dégradation, raréfaction, voire disparition. Dès lors, l’humanité puise dans des réserves qui ne seront plus disponibles aux générations futures.
Aujourd’hui, on estime que les besoins de l’humanité dépassent de 50 % cette capacité de renouvellement, d’où l’idée que nous « consommons 1,5 Terre » ou que nous vivons « à crédit ».
Il faudrait 1,5 Terre pour répondre durablement aux besoins actuels de l’humanité.