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Freins et leviers au développement de la pyrolyse et de la gazéification

Mis à jour le 13/11/2018

Les principaux freins et leviers du développement de ces techniques sont d’ordre technique, économique et réglementaire.

Aspects techniques

Il importe que les développements actuels, qui sont pour la plupart au stade du pilote industriel ou du démonstrateur, fassent leurs preuves, et démontrent qu’ils sont en mesure de répondre aux objectifs qu’ils se sont fixés, fournissent des bilans annuels matières et énergie de réalisation industrielles.

Aspects économiques

La viabilité économique de ces technologies repose d’une part sur les coûts d’investissement et d’exploitation, et d’autre part sur les recettes générées par le service rendu de traitement de déchets et par la vente d’énergie.
Il apparaît donc clairement que la viabilité repose, non seulement sur les performances intrinsèques des procédés, mais également sur les deux facteurs externes que constituent d'une part la facilité d’accès de l'enfouissement et son prix, et d'autre part l’évolution du coût des énergies fossiles.
 

Unité CHO POWER SAS

Aspects réglementaires

Directive IED : selon les termes de la directive 2000/76/CE du 04/12/00 sur l’incinération des déchets, est considéré comme installation d'incinération « tout équipement ou unité technique fixe ou mobile destiné spécifiquement au traitement thermique de déchets, avec ou sans récupération de la chaleur produite par la combustion. Le traitement thermique comprend l’incinération par oxydation ou tout autre procédé de traitement thermique, tel que la pyrolyse, la gazéification ou le traitement plasmatique, dans la mesure où les substances qui en résultent sont ensuite incinérées ».

Depuis le 1er janvier 2013, cette directive a été remplacée par la directive IED 2010/75/UE du 24/11/10 relative aux émissions industrielles. Concernant la pyrolyse et la gazéification, une exemption ainsi formulée a été introduite à l’article 42 : « Le présent chapitre ne s’applique pas aux installations de gazéification ou de pyrolyse, si les gaz issus de ce traitement thermique des déchets sont purifiés au point de n’être plus des déchets avant leur incinération et s’ils ne peuvent donner lieu à des émissions supérieures à celles résultant de l’utilisation de gaz naturel ». Il importe que soit transposé en droit français, d’une manière opérationnelle, cet alinéa, afin de clarifier le statut des installations de pyrogazéification lorsqu’elles sont alimentées par des déchets.