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Description des procédés

Mis à jour le 07/03/2018

Aujourd’hui, les installations de stockage de déchets non dangereux (ISDND) sont devenues des installations complexes qui utilisent des technologies de pointe.

Les ISDND (installations de stockage de déchets non dangereux) sont exploitées par casiers dont le schéma de principe est présenté ci-après. Un casier, éventuellement subdivisé lui-même en alvéoles, est une zone à exploiter hydrauliquement indépendante qui est remplie de déchets puis fermée. Afin de minimiser les impacts, la zone ouverte en exploitation doit être utilisée sur une période courte ne dépassant pas un an.
 

 

Les traitements des lixiviats

Dans toutes les ISDND (installations de stockage de déchets non dangereux), la collecte et le traitement des lixiviats (appelés vulgairement jus de décharges) sont obligatoires. Il en est de même pour le biogaz s’il est produit en quantité suffisante.

Plusieurs types de traitements sont employés, souvent combinés entre eux, en fonction de la quantité et de la composition des lixiviats :

  • traitements biologiques : boues activées, lagunage, bioréacteur à membranes, lits bactériens, etc. ;
  • traitements chimiques : oxydation avec ozone, peroxyde d’hydrogène, UV, etc. ;
  • traitements membranaires : osmose inverse, ultrafiltration, nano-filtration ;
  • traitements par concentration : évaporation, évaporation forcée, évapo-incinération.
Le choix du traitement est fonction des contraintes de gestion des lixiviats. Ainsi, la situation géographique, la vulnérabilité et la fonctionnalité du milieu récepteur, la place disponible sur le site, sont autant d’exemples de contraintes liées à la mise en œuvre d’une installation de traitement.
 

Le traitement et la valorisation du biogaz

Le biogaz issu d’ISDND (installations de stockage de déchets non dangereux) est un gaz saturé en eau essentiellement composé de méthane (CH4), et de gaz carbonique (CO2). D’autres éléments tels que des composés organiques volatils (comme les alcools, les aldéhydes ou les siloxanes) et l’hydrogène sulfuré entrent dans sa composition.
Le biogaz produit doit être collecté (par puits verticaux, drains horizontaux ou mixtes) puis valorisé ou, à défaut, détruit par voie thermique en torchère.
 

La valorisation du biogaz

Le biogaz, de par son contenu en méthane, est un gaz valorisable en production d’électricité ou en production de chaleur (voire en biogaz carburant). Des tarifs d’achat depuis juillet 2006 et la diminution possible de la taxe sur les activités polluantes (TGAP) pour les sites qui ont une valorisation performante incitent au développement de nombreux projets de valorisation.
Quel que soit le type de valorisation, il convient de rechercher une constance dans les caractéristiques du biogaz (qualité et quantité) en limitant notamment les entrées d’air parasite pour assurer une valorisation optimale et répondre aux besoins des repreneurs.
 

Combustion par torchère : brûlage du biogaz

La combustion du méthane en torchère permet de limiter l’impact du biogaz sur l’effet de serre. En effet, le méthane est alors transformé en dioxyde de carbone, gaz ayant un effet de serre nettement inférieur à celui du méthane.
 

Gestion en mode bioréacteur

Depuis quelques années, certaines installations sont gérées en mode dit « bioréacteur ». La gestion en bioréacteur de casiers d’ISDND (installations de stockage de déchets non dangereux) est une technique qui consiste à accélérer les processus de dégradation et de stabilisation des déchets dans une enceinte confinée.

Cette accélération est opérée par la maîtrise des principaux facteurs d’optimisation de l’activité microbienne : humidité, température, nature du déchet.

Au sens strict, la gestion en bioréacteur n’est donc pas uniquement liée à la recirculation des lixiviats. Toutefois, le fait qu’un taux d’humidité suffisant soit indispensable à une bonne dégradation de la matière organique amène souvent en pratique à considérer le bioréacteur comme synonyme de recirculation des lixiviats.