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La collecte des déchets par le service public en France

Mis à jour le 14/09/2021

L’ADEME, avec le soutien de ses partenaires en région, actualise tous les 2 ans l’enquête auprès des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) exerçant une compétence « collecte des déchets ».

Les résultats de cette enquête contribuent au suivi et à l’évaluation des politiques déchets mises en œuvre, ainsi qu’à la réponse de la France au règlement statistique européen sur les déchets. Ils permettent également de fournir des analyses et exploitations de données chiffrées utiles à l’ensemble des acteurs de la filière déchets qui disposent ainsi de références nationales, d’éléments de comparaison entre territoires et d’aide à la décision relative aux choix de gestion des déchets mis en œuvre.

Les chiffres de la collecte des déchets en 2019

En 2019, 38,9 millions de tonnes de Déchets Ménagers et Assimilés (DMA) ont été collectés par le Service Public de Prévention et Gestion des Déchets (SPPGD) en France, une quantité légèrement supérieure à celle de 2017. La tendance depuis 10 ans est à une oscillation légère (-0,8% / + 2,3%) autour de 38 Mt malgré une croissance régulière de la population (+ 3 millions d’habitants entre 2009 et 2019).

Ramenée à l’habitant, la diminution de la production de DMA poursuit sa progression entamée en 2017, passant de 581 kg/habitant à 582 kg/habitant (ce qui l’éloigne d’autant des objectifs 2020 définis par la loi relative à la Transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) qui prévoit de réduire la production par habitant de DMA de 10% à l’horizon 2020 par rapport à 2010, c’est-à-dire d’atteindre un maximum de 530 kg par habitant et par an en 2020).

Evolution des performances de collecte des DMA par type de collectes

Les tendances générales amorcées se poursuivent : les ordures ménagères résiduelles dans le total représentent toujours le flux principal mais sa proportion tend à s’éroder au fil des années (51% en 2009, 47% en 2013 et 43% en 2019). Les collectes séparées constituent 19% des quantités prises en charge (7,5 Mt, soit tout de même 200 000 tonnes de plus qu’en 2017) et 38% des quantités de DMA sont issues des flux collectés en déchèteries (14,8 Mt en 2019, soit 235 000 tonnes de plus qu’en 2017). 
 

Près de la moitié des DMA sont orientés vers une valorisation matière ou organique 

 

Depuis 2007, la quantité de DMA orientés vers des filières de valorisation matière ou organique ne cessent de progresser, passant de 12 à 18,2 millions de tonnes, soit plus de 6 millions de tonnes supplémentaires. En parallèle, les quantités de déchets orientés en installations de stockage sont passées sur la même période de 11,2 à 6,6 millions de tonnes, soit une baisse de 4,6 millions de tonnes.
La valorisation énergétique et l’incinération ont progressé de 1,1 millions de tonnes tandis que le stockage des inertes est resté quasiment inchangé