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Caractérisation des déchets

Sommaire du dossier :

La campagne nationale de caractérisation (des déchets ménagers et assimilés)

Mis à jour le 12/12/2018

Élément clé de la politique de gestion des déchets, la connaissance du gisement et de la composition des déchets ménagers est indispensable aux actions de prévention comme à la mise en place des équipements de traitement et de valorisation.

Cette connaissance est essentielle aussi bien dans le renforcement des actions de prévention que dans la mise en place d'équipements qui permettent une valorisation des déchets après collecte. Elle constitue une véritable aide à la décision dans les choix techniques et organisationnels locaux (service public de gestion des déchets) ainsi que pour suivre et évaluer les politiques menées, au regard notamment de la publication de la LTECV pour qui ce type de campagne constitue un état des lieux permettant de mieux cerner les priorités et efforts à engager pour atteindre les objectifs relatifs aux  DMA et orienter la politique "déchets".
Suite au Plan national de prévention de la production de déchets, le ministère de la Transition écologique et solidaire a confié à l’ADEME la réalisation d'une troisième campagne nationale de caractérisation des déchets ménagers et assimilés, la dernière datant de 2007 et la première de 1993. Les premiers résultats sont attendus pour fin 2018 et les définitifs fin 2019.

En ce qui concerne la 2ème campagne de 2007, l’ensemble des types de collecte (collecte des ordures ménagères résiduelles, collectes séparées et collecte en déchèterie) a été étudié. La distinction de l’origine des déchets (ménages ou activités économiques) a également été prise en compte.

L’essentiel

La composition globale des ordures ménagères (ordures ménagères résiduelles + collectes séparées confondues) n’a pas fondamentalement changé en quinze ans.
En 2007, la répartition entre les différents matériaux est assez proche de celle de 1993, à l'exception des textiles sanitaires, en très forte augmentation. Les emballages, quant à eux, ont un peu diminué, passant de 39 % en 1993 à 32 % en 2007. La toxicité globale des ordures ménagères résiduelles a baissé, probablement du fait de la progression des collectes séparées des déchets dangereux diffus, notamment en déchèteries, et d’une meilleure conception de nombreux produits.
Les ordures ménagères résiduelles ont, quant à elles, vu leur composition modifiée entre les deux campagnes sous l’effet de la mise en œuvre des collectes séparées.

Ainsi, les Français jetaient en 2007 moitié moins de papiers, de cartons et de verre dans la poubelle grise qu’en 1993. Toutefois, si le tri est désormais entré dans les habitudes, des marges de progrès importantes sont possibles, puisqu’il subsiste dans les OMR une part non négligeable de déchets ciblés par les collectes séparées (seule la moitié des emballages et papiers collectés par le service public est captée par les collectes séparées).
Des progrès restent aussi possibles en matière de prévention et de tri, notamment du verre.

Parmi les OMR, c’est environ 130 kilos/habitant/an (réactualisation 2011) qui pourraient faire l’objet de gestes de prévention tels que le compostage domestique, l’évitement du gaspillage de produits alimentaires, la limitation des impressions bureautiques et des photocopies…
Les poubelles grises (celles des déchets résiduels) contiennent encore jusqu’à 95 kilos/habitant/an de déchets potentiellement recyclables.
Le recyclage n’est cependant pas envisageable aujourd’hui pour la totalité de ce gisement, pour des raisons techniques et/ou économiques (matériaux trop petits, dispersés ou souillés, absence de filière industrielle).

Méthodologie - Campagne MODECOM 2007-2008