Nos expertises

Publicités et allégations environnementales

Mis à jour le 22/10/2018

Depuis 2008, l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité et l’ADEME publient un bilan « Publicité et environnement » qui permet d’évaluer le respect des règles déontologiques en matière de référence à l’environnement dans la publicité.

Les bilans publiés

Les bilans « Publicité & Environnement » répondent à une organisation spécifique, l’ensemble des étapes d’élaboration (sélection et analyse des publicités, rédaction du bilan) sont réalisées avec le concours de l’ADEME.

Le 9ème rapport d'études conjoint ADEME/ARPP vient de paraître. Les principaux enseignements sont :
- la stabilité des publicités recélant un argument écologique ;
- un fort taux de conformité des publicités avec la Recommandation Développement durable ;
- la nécessité de familiariser les équipes communiquant sur les services réseaux sociaux avec les règles éthiques;

Ces résultats prennent une dimension particulière dans le contexte de finalisation par le Gouvernement, et auquel l’ADEME est associée, de la feuille de route « économie circulaire » et de remise en cause du modèle de consommation conventionnel. À ce titre, la publicité et le marketing ont un rôle prégnant en la matière.
 

 


Nouveauté cette année, les annonces sur les réseaux sociaux ont été incluses au panel de 25 000 publicités contenant des messages environnementaux, analysées. Comme lors du bilan 2015, la moitié des manquements concernent la présentation de véhicules motorisés sur des espaces naturels, et les supports concernés par ces manquements sont majoritairement des bannières web suivies de post sur les réseaux sociaux.

L’objectif de ces bilans

L’analyse réalisée par l'ADEME et l'ARPP porte essentiellement sur le contenu des messages, évalué au regard des dispositions contenues dans la Recommandation développement durable de l’ARPP (2009). Pour l’instant, et même si certains diagnostics préconisent d’appréhender également leurs caractéristiques pour apprécier la cohérence avec l’allégation environnementale, les produits promus ne sont pas concernés.

L'ADEME apporte son expertise technique et environnementale, tandis que l’ARPP, en tant qu'organisme de régulation professionnelle de la publicité en France, veille à ce que la publicité soit loyale, véridique et saine, dans l’intérêt des consommateurs, du public et des professionnels du secteur.

Les visuels publicitaires analysés par l’ADEME et l’ARPP sont classés en trois catégories : manquements, réserves et conformité. Les annonceurs responsables des publicités non conformes reçoivent un courrier, qui leur explique en quoi leur publicité ne respecte pas les règles et les enjoint à ne plus la diffuser en l’état (pour les manquements) et à les modifier (pour les réserves). L’ARPP reste bien entendu à leur disposition pour les aider à élaborer des messages conformes.

Les règles de communication environnementale de l’ARPP

Le guide "recommandation Développement durable", qui reprend les règles de déontologie appliquées à la communication environnementale, a été publié en juin 2017 après avis du Conseil paritaire de la publicité (CPP). Cette instance associée de l’ARPP a pour mission de formuler des demandes sur l’évolution des règles déontologiques encadrant le contenu des publicités.

Signaler des allégations environnementales qui semblent incorrectes

Le jury de déontologie publicitaire (JDP) a pour mission de statuer sur les plaintes de toute personne morale ou physique portant sur des messages publicitaires diffusés. Ses décisions concernent uniquement le contenu des messages et ne portent, en aucun cas, sur les produits ou services concernés.