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Les indicateurs d’impacts couramment utilisés dans l’analyse du cycle de vie : les ressources et la santé humaine

Mis à jour le 14/08/2014

Les indicateurs d’impacts couramment utilisés dans l’analyse du cycle de vie (ACV) sont environ une douzaine, qui portent principalement sur la qualité de l’air, la qualité de l’eau, la santé humaine et l’épuisement des ressources.

les principaux indicateurs d'impact sur les ressources et la santé humaine

La consommation d’énergie primaire

L'énergie primaire correspond à la quantité d’énergie contenue dans les ressources naturelles (pétrole brut, gaz naturel, rayonnements solaires, eau pour l’énergie hydraulique, etc.) à l’état brut. L’énergie primaire peut être d’origine non renouvelable ou renouvelable.
Cette énergie n’est pas utilisable directement. Seules les énergies dites secondaires le sont, comme l'électricité, le fioul domestique, etc.). Pour mettre à disposition d’un utilisateur ces énergies primaires, il aura fallu les extraire, les transformer, les stocker, les distribuer, etc.

L’épuisement des ressources non renouvelables

Cet indicateur rend compte de l’appauvrissement de l’environnement en ressources minérales et fossiles non renouvelables telles que le fer, le zinc, le gaz naturel, le charbon, le pétrole, etc. C'est un indicateur majeur dans la prévision économique et énergétique et dans la mise en place de politiques destinées à privilégier les énergies renouvelables.

L’occupation des sols

 

Dans la méthode Impact 2002+, cet indicateur rend compte de la perte d’habitat disponible pour les espèces vivantes, causée par l’occupation des sols par des activités humaines (agriculture, exploitation forestière et déforestation, emprise des réseaux de transport, urbanisation…). Cette perte est considérée comme conduisant à terme à une diminution de la biodiversité.

L’indicateur « Soil Organic Matter » traduit la perte de qualité des sols occupés par les activités humaines (agriculture, exploitation forestière, emprise des réseaux de transport, urbanisation…) en exprimant cette perte de qualité en termes de déficit de matière organique.

La toxicité humaine

Les activités humaines sont nombreuses à nécessiter la mise en œuvre de substances susceptibles d’être émises dans l’atmosphère et l’environnement. Il en va ainsi de nombreuses activités industrielles et énergétiques (aciéries, centrales nucléaires, centrales à charbon) et d’activités fondées sur la chimie. Toutes ces activités peuvent être potentiellement dangereuses pour la santé humaine en cas d’inhalation ou d’ingestion. Par exemple, elles peuvent notamment se révéler cancérigènes.