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Les indicateurs d'impacts couramment utilisés dans l’analyse du cycle de vie : l’air

Mis à jour le 25/06/2018

Les indicateurs d’impacts couramment utilisés dans l’analyse du cycle de vie (ACV) sont environ une douzaine, qui portent principalement sur la qualité de l’air, la qualité de l’eau, la santé humaine et l’épuisement des ressources.

Les principaux indicateurs d’impacts sur l’air

Contribution à l’effet de serre  

L’effet de serre correspond à l’augmentation de la température moyenne de l’atmosphère induite par l’accroissement de la concentration de gaz à effet de serre d’origine anthropique dans l’atmosphère.
Les activités humaines – industrielles, agricoles ou domestiques (chauffage, déplacements) – contribuent à ce phénomène de changement climatique en raison des énergies fossiles utilisées.
Les principaux gaz à effet de serre sont le gaz carbonique (CO2), la vapeur d’eau, le méthane (CH4), le protoxyde d’azote (N2O) et les hydrofluorocarbures.

Acidification de l’air

L’acidification de l’air est liée aux émissions d’oxydes d’azote, d’oxydes de soufre, d’ammoniac et d’acide chlorhydrique.   
Les rejets d’oxydes de soufre sont dus à l’utilisation de combustibles fossiles soufrés : charbon, lignite, coke de pétrole, fuel, gazole.
Les oxydes d’azote proviennent essentiellement de la combustion fossile et de procédés industriels. Les principaux émetteurs sont les grandes installations de combustion et les véhicules.
L’acide chlorhydrique est issu notamment de la combustion de combustibles fossiles chlorés (charbon, fioul lourd) et de l’incinération des ordures ménagères. L’ammoniac provient principalement du secteur agricole.
Ces polluants se transforment en acides en présence d’humidité, leurs retombées pouvant dégrader les écosystèmes mais aussi les bâtiments.

Formation d’ozone troposphérique

L’ozone troposphérique se forme dans la basse atmosphère à partir de composés organiques volatils (COV) et des oxydes d’azote sous l’effet du rayonnement solaire. Ainsi, l’ozone troposphérique est qualifié de polluant photochimique.
L’ozone est un oxydant très puissant connu pour avoir des effets sur la santé, car il pénétre facilement jusqu’aux voies respiratoires.
Les sources de COV sont multiples (ex. : évaporation de solvants présents dans les peintures, encres, colles ou encore combustion du bois dans les équipements domestiques).

Appauvrissement de la couche d’ozone

L’appauvrissement de la couche d’ozone résulte de réactions complexes entre l’ozone présent dans la haute atmosphère et de composés gazeux tels que les chlorofluorocarbures (CFC), les halons et les hydrochlorofluorocarbures (HCFC).
La filtration naturelle des rayonnements ultraviolets devient moins efficace, entraînant des effets potentiellement nocifs sur la santé humaine, la santé animale et les écosystèmes terrestres et aquatiques.

Particules et effets respiratoires des substances inorganiques

La présence dans l’air de particules fines de faible diamètre – en particulier de diamètre inférieur à 10 microns – représente un enjeu pour la santé humaine, leur inhalation pouvant être à l’origine de problèmes respiratoires et cardio-vasculaires.
Ces particules proviennent surtout de la combustion à des fins énergétiques de différentes ressources (bois, charbon, pétrole), du transport routier et de l’industrie.