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Système de gestion de l'énergie

Mis à jour le 26/05/2016

Un système de gestion de l'énergie permet de minimiser la consommation d’énergie tout en optimisant le confort dans un bâtiment. En procédant par régulation et programmation, ce dispositif réduit les coûts et les émissions polluantes.

Système de gestion de l'énergie : réguler et programmer

Un système de gestion optimise le confort et économise l’énergie en adaptant le fonctionnement des équipements techniques (chauffage, ventilation, éclairage naturel et artificiel, etc.) aux besoins.
 

Réguler

La régulation maintient automatiquement, à une valeur désirée, une grandeur physique (température, pression, humidité, etc.) soumise à des variations.
Pour cela, elle mesure la valeur réelle, la compare avec le point de consigne, et agit sur la grandeur de réglage (la tempétature, par exemple) pour réduire l’écart. Cela nécessite donc :
 
  • un organe de détection (sondes de température, d’humidité, crépusculaire, détecteurs de présence, etc.) ;
  • un régulateur (pour comparer et transmettre un signal de correction) ;
  • et un organe de réglage (robinets thermostatiques, vanne trois voies pour le chauffage ou la climatisation…).

Programmer

La programmation adapte le fonctionnement des installations à l’utilisation de l’intermittence du bâtiment, soit en arrêtant manuellement ou automatiquement ces installations pendant l’inoccupation, soit en modifiant les valeurs des consignes dans le cas d’un usage thermique (ralenti de nuit).
Les organes de programmation sont, par exemple :
 
  • les minuteries : interrupteur équipé d’une horloge de temporisation coupant l’alimentation de l’équipement au bout d’un temps prédéterminé ;
  • les horloges de programmation : système arrêtant tout ou partie d’une installation d’un équipement aux heures programmées. Des dérogations locales peuvent permettre de remettre en service l’équipement manuellement ;
  • parmi ces horloges, certaines sont dotées de calculateurs leur permettant, en particulier pour le chauffage, d’arrêter et de remettre en marche l’installation en fonction des conditions climatiques et de « l’état » du bâtiment.
Le délestage pour l’électricité propose un arrêt momentané des équipements électriques non prioritaires, afin de diminuer la puissance appelée de l’installation. Cela conduit à limiter la puissance souscrite et, le cas échéant, à effacer certains usages non prioritaires pendant les heures où le kWh électrique est le plus cher.
 
Ces systèmes de gestion sont désignés par le terme « domotique » dans le secteur résidentiel et par « GTB » dans le secteur tertiaire.
 

Le système de Gestion technique du bâtiment (GTB)

Il permet de contrôler et de commander, à partir d’un poste central, tous les équipements qui lui sont connectés. Les grands bâtiments tertiaires au-delà de quelques milliers de m2 (selon leur complexité) bénéficient en général d’un système de GTB.

Les installations sont équipées de capteurs et d’actionneurs. Les ordres de commande peuvent être programmés ou dérogés. Toute alarme technique est communiquée immédiatement. L’enregistrement régulier de données (par exemple courbes de températures) facilite les historiques, les bilans, les études comparatives, les analyses de dérives, etc., et, par conséquent la gestion et la maîtrise de l’énergie. Ainsi, la GTB peut se révéler un outil précieux dans un plan de Mesure et Vérification (M&V) pour justifier des résultats dans le cadre d’un contrat de garantie de résultats énergétiques (GRE).

Une GTB peut superviser un nombre important d’équipements. Cependant, mieux vaut restreindre son champ d’application au début, puis la faire progresser. Pour cela, il faut la choisir modulaire et évolutive. Le responsable pourra aussi faire évoluer ses compétences afin que la GTB soit réellement utile. En amont, un cahier des charges précis doit être établi.

La GTB n’est qu’un outil, il reste à l’exploiter et à se donner les moyens de le faire. Pour s’en servir, le gestionnaire doit être formé et connaître son patrimoine, ses équipements et ses besoins.

L’étude ADEME sur l’évaluation des systèmes de GTB dans le tertiaire, a montré que les automatismes de GTB peuvent contribuer de manière sensible aux économies d’énergie, mais cette contribution peut fortement diminuer si la maintenance du système n’est pas assurée, c’est-à-dire l’adaptation à l’effet des changements apportés au site, ainsi qu’aux conditions de fonctionnement.