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Rafraîchissement et climatisation

Mis à jour le 09/08/2017

Le développement de la climatisation est lié en premier lieu à l’augmentation du confort dans les bâtiments, facteur de productivité dans le secteur tertiaire, de santé et de confort pour les particuliers.

Dans des conditions climatiques favorables, la climatisation peut être en partie, voire totalement évitée par des architectures dites bioclimatiques prenant en compte le confort en période hivernale comme estivale.
On distingue l’usage de « climatisation » de celui de « rafraîchissement ». Un système de rafraîchissement est défini par l’absence de système à puissance garantie pour la production de froid.
Il en résulte donc :
  • une impossibilité de respecter une température de consigne dans certains cas ;
  • une température intérieure dépendante des conditions extérieures lors des périodes les plus chaudes. 

Enjeux et chiffres clés

Un marché en forte expansion

Le parc de bâtiments climatisés est encore réduit, mais il est en constante augmentation dans le secteur tertiaire, et se développe rapidement dans le secteur résidentiel.
Une très forte disparité existe entre les bâtiments à usage tertiaire et ceux à usage résidentiel. Ces derniers ne sont encore que faiblement climatisés, 3,5 % et 4,5 % selon les estimations, contrairement au secteur tertiaire pour lequel un peu moins d’un quart des surfaces sont climatisées.
La canicule de 2003 a accéléré le développement de la climatisation dans le secteur résidentiel. Ainsi, elle équipait 961 000 logements en 2007, soit trois fois plus qu’en 2001. Par ailleurs, les impacts du changement climatique risquent d’accélérer la diffusion de la climatisation dans tous les secteurs.
 

Des impacts sur l’environnement

Les impacts environnementaux directs provoqués par l’émission de fluides frigorigènes dans l’atmosphère étaient responsables en 2009 de l’émission de 5,4 millions de tonnes/équivalent CO2.
Les fluides frigorigènes contenus dans les équipements de climatisation participent au réchauffement climatique de par leur fort pouvoir de réchauffement global. Les systèmes de climatisation les laissent échapper dans l’atmosphère en plus ou moins grande quantité. L’importance de l’impact direct dépend de la nature du fluide frigorigène employé et de la quantité émise sur la durée de vie de l’appareil.
Certains fluides frigorigènes (les CFC et HCFC) nocifs pour la couche d’ozone sont entrés dans un processus d’interdiction progressive.

Les impacts environnementaux indirects résultent des consommations d’énergie électrique. Ainsi, 5 % de la consommation d’électricité des bâtiments sont liés à l’usage de la climatisation, notamment dans les bâtiments tertiaires.
Les pistes d’amélioration et de maîtrise des impacts sont diverses mais demandent toutes à être évaluées par des études prospectives afin d’estimer leur potentiel.
Les mesures qui permettent de réduire les impacts de la climatisation sont d’ordre technique ou réglementaire. Les pistes techniques visent à tenir compte du confort d’été lors de la conception de l’enveloppe thermique des bâtiments, à améliorer les systèmes de climatisation et à développer des solutions de rafraîchissement basse consommation. Les mesures réglementaires ont pour objectif de réduire les impacts indirects et directs de la climatisation à travers les réglementations thermiques des bâtiments et l’encadrement de la filière des fluides frigorigènes.
 

Les actions de l’ADEME

L’ADEME encourage les industriels à développer des solutions de rafraîchissement à haute performance énergétique (rafraîchissement adiabatique, freecooling, geocooling, etc.). Elle s’assure des performances sur site, des consommations énergétiques et d’autres impacts potentiels (consommation d’eau par exemple pour le rafraîchissement adiabatique). De plus, elle communique auprès du grand public et des professionnels du bâtiment sur les pratiques liées à l’usage de la climatisation ou sur la conception bioclimatique des bâtiments.