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L'éclairage artificiel

Mis à jour le 18/04/2017

Hors éclairage public, l’éclairage représente 10% des consommations annuelles d’électricité en France. L’éclairage résidentiel celui des commerces ainsi que l’éclairage intérieur des collectivités locales et des bureaux sont les plus consommateurs.

Les mesures de retrait des lampes à incandescence classiques au bénéfice de technologies plus économes en énergie permettent de réduire les consommations liées à l’éclairage résidentiel. Ainsi, en 2010, 84 % des ménages déclaraient détenir une ou plusieurs lampes fluocompactes, et la moitié des ménages plus de cinq. La progression continue des ventes montre que la suppression totale des lampes à incandescence classiques est en passe d’être réalisée.
 

La démocratisation de l’éclairage à LED

Une autre révolution est en cours avec la démocratisation de l’éclairage à LED. Les lampes à LED d’aujourd’hui sont des sources de lumière très efficaces et leur durée de vie très longue. Ainsi, même si l’impact environnemental global d’une lampe à LED reste comparable à plusieurs lampes fluocompactes qui assurent le même service, les évolutions attendues laissent espérer un gain environnemental fort avec l’adoption des LED. Leur prix en constante diminution accélérera leur pénétration du marché domestique, qui sera dominé par les lampes LED à moyen terme.
Dans le domaine de l’éclairage non résidentiel également, les mesures prises pour éliminer du marché des matériels à faible efficacité énergétique (règlement 245/2009 mettant en œuvre la directive 2005/32/CE du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne les exigences en matière d’écoconception applicables aux lampes fluorescentes sans ballast intégré, aux lampes à décharge à haute intensité, ainsi qu’aux ballasts et aux luminaires qui peuvent faire fonctionner ces lampes ; convention pour réduire les consommations d’énergie de l’éclairage dans le secteur tertiaire du 28 septembre 2010) ont engagé un mouvement de réduction des consommations des points lumineux. La part de plus en plus importante du poste éclairage parmi les cinq usages réglementés de la RT 2012 (il devient le poste prépondérant pour les bâtiments neufs de bureaux) et le retour sur investissement rapide d’une rénovation de l’éclairage incitent les gestionnaires à agir.
 

La réduction du gaspillage

 
Des mesures de sobriété énergétique permettent de limiter le gaspillage de l’éclairage aux heures creuses de la nuit. Ainsi, un arrêté impose l’extinction des éclairages intérieurs de locaux à usage professionnel une heure après la fin d’occupation. Cette sobriété touche aussi les commerces puisque les enseignes lumineuses, mais aussi les vitrines de magasins, doivent être éteintes une heure après que l’activité a cessé. La part de l’éclairage dans la facture d’électricité d’un commerce peut atteindre jusqu’à 60 %. Son importance dans l’identité d’un magasin et l’acte d’achat est prise en compte dans un guide de la rénovation de l’éclairage des magasins de centre-ville publié par l’ADEME.
Pour les parties communes des immeubles résidentiels et tertiaires, l’ADEME a publié un guide avec plusieurs partenaires. 
 

Télécharger l'Avis de l'ADEME sur l'éclairage à diodes électroluminescentes