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La ventilation naturelle

Mis à jour le 03/02/2015

Pour renouveler l’air du logement, la ventilation naturelle par conduit exploite le tirage thermique ou encore le vent. On parle de ventilation hybride ou de ventilation naturelle hybride lorsqu’une assistance mécanique y est associée.

La ventilation naturelle, très répandue dans les logements collectifs et individuels avant 1975, a disparu des constructions neuves au début des années 1980 avec l’avènement de la ventilation mécanique contrôlée (VMC) et l’arrêté du 24 mars 1982 modifié relatif à l’aération des logements. 
Ce type de ventilation est constitué d’entrées d’air, de passages de transit, de bouches d’extraction, de conduits de ventilation verticaux et d’extracteurs statiques coiffant ces conduits. L’air neuf est admis par les entrées dans les pièces principales (séjour et chambres) et l’air vicié, extrait par les bouches d’extraction des pièces techniques (cuisine, salle de bains et WC). Lorsque les sections de passage d’air sont modulées par l’humidité intérieure du logement, on parle de ventilation naturelle hygroréglable.
 

Les moteurs naturels

  • Le tirage thermique : en période de chauffage, l’air dans un conduit est plus chaud et plus léger que l’air extérieur. Il s’échappe en partie haute et instaure une dépression en partie basse, proportionnelle à la hauteur du conduit et à la différence de température entre intérieur et extérieur ;
  • Le vent : quand il rencontre un bâtiment, il comprime l’air sur les parois qui lui font face et crée des dépressions sur les autres. Les entrées d’air et débouchés de conduits en toiture sont alors soumis à des pressions différentes, qui entretiennent une mise en mouvement de l’air dans le logement. 
Ce type de ventilation non bruyante ne nécessite aucune consommation électrique et ne demande que peu d’entretien. En revanche, tributaires de la météo, le vent et le tirage thermique n’offrent pas un renouvellement d’air maîtrisé ni suffisant toute l’année. Il peut même y avoir des inversions de tirage. Enfin, si les entrées d’air et les bouches d’extraction ne modulent pas les débits, en hiver, il y a risque de surventilation et donc de déperdition thermique.
 

La ventilation hybride

La ventilation hybride est un système par balayage général. Ses entrées d’air, bouches d’extraction et conduits sont similaires à ceux de la ventilation naturelle, mais ils sont associés à une assistance mécanique basse pression (inférieure à 40 Pa) pilotée par un système de contrôle. Elle maintient une dépression suffisante pour extraire l’air vicié des locaux lorsque les conditions de tirage naturel ne sont plus réunies (température extérieure trop élevée, par exemple).
 
Avec ce système, la pression est stabilisée et le renouvellement d’air, assuré, quelle que soit la saison. Autre avantage : en cas de panne mécanique, l’installation continue de bénéficier du tirage naturel. Cette ventilation énergétiquement sobre, compatible avec les systèmes naturels existants, est intéressante en cas de réhabilitation, mais sa mise en œuvre sur des logements neufs est encore expérimentale, en attente de réponses techniques et réglementaires.
 

Les conduits verticaux

Les systèmes naturel et hybride ne peuvent être installés que sur des conduits existants, adaptés à la ventilation basse pression. Les deux types les plus fréquemment rencontrés sont les conduits individuels (en agrégats de béton, amiante-ciment, terre cuite ou grès vernissé), qui ne desservent qu’une seule pièce, et les conduits collectifs collecteurs (ou « shunts ») à raccordement individuel de hauteur d’étage (en béton).