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Les installations photovoltaïques

Mis à jour le 16/02/2015

Les installations photovoltaïques (hors systèmes à concentration) se composent à ce jour de deux grandes familles de générateurs d’électricité : les « autonomes » et les « raccordées au réseau ».

Les installations « autonomes » alimentent des utilisateurs éloignés de tout réseau électrique (relais de téléphonie en montagne, balises en mer, etc.) ou certaines applications dédiées (panneaux d’affichage, parcmètres, etc.). Dans la majorité des cas, un système de stockage par batterie est installé pour recueillir le surplus d’énergie produit au cours de la journée. Certains systèmes combinent une autre source d’énergie (groupe électrogène, éoliennes, etc.) pour alimenter des équipements de plus forte puissance (habitations, refuges, etc.) ou de microréseaux en zone rurale.
 
Les installations photovoltaïques « raccordées au réseau » permettent, quant à elles, d’injecter tout ou partie de leur production sur un réseau public de distribution d’énergie électrique. Elles sont, en général (Loi du 10 février 2000 relative à la modernisation et au développement du service public de l'électricité), liées à un contrat d’obligation d’achat de l’énergie électrique d’origine renouvelable. Quand elles sont utilisées prioritairement en autoconsommation, un parc de batteries peut leur être adjoint afin de maintenir l’alimentation électrique d’une partie « sensible » du site en cas de coupure du réseau.
 

L’intégration du photovoltaïque au bâtiment

En France, la politique tarifaire pour inciter à l’injection en totalité de la production photovoltaïque sur le réseau public de distribution est, depuis 2006, conditionnée à l’intégration des modules au cadre bâti.
 
Les fabricants ont été amenés à développer et à mettre en œuvre des solutions adaptées à la couverture partielle ou totale d’un pan de toiture non seulement dans un souci d’esthétisme et d’acceptabilité de la technologie par le plus grand nombre, mais aussi en vue du lancement d’un marché pour structurer la filière et du développement d’un savoir-faire territorialisé, créateur d’emplois.
 
Depuis l’arrêté du 12 janvier 2010 et ses modifications, qui réglementent les tarifs auxquels est acheté le kilowattheure, les motivations d’intégration au bâti (IAB) doivent prendre en considération les exigences essentielles propres au bâtiment (étanchéité, résistance mécanique/feu, ventilation, etc.) et l’approche globale de la maîtrise de la demande en énergie et de la protection de l’environnement.
 

Le développement de la filière

L’ADEME soutient le développement de l’IAB, car celle-ci constitue une opportunité de créer de la valeur ajoutée à la conception, à la fabrication et à l’installation/maintenance de procédés photovoltaïques spécifiques. Étant donné l’importance du bâtiment en France, l’IAB du photovoltaïque s’inscrit dans une logique de maîtrise de la demande en électricité et d’autoconsommation de l’électricité solaire produite, en cohérence avec les objectifs d’une société post-carbone (Facteur 4 à l’horizon 2050 - Loi de programme n° 2005-781 du 13 juillet 2005).
 
D’ici là, le renforcement des critères de l’IAB et la restriction au seul tarif de vente du surplus pour les applications bâtiments, jusqu’à l’atteinte de la parité réseau, doivent permettre la deuxième étape du développement de la filière. L’IAB du photovoltaïque pourrait alors devenir une obligation dans le cadre de la prochaine réglementation thermique BEPOS 2020.