Nos expertises

Air ambiant : ce qu’il faut savoir

Mis à jour le 14/12/2018

L’air que l’on respire en milieu ambiant, c'est-à-dire à l’extérieur, présente un niveau de qualité différent selon les endroits. La principale cause : des composés produits par les activités humaines en quantité importante. Quels composés polluent ?

L’air avec 21 % de dioxygène et 78 % de diazote, deux composés essentiels à la vie sur Terre, contient également d’autres composés à l’état de traces : le dioxyde de carbone (un gaz essentiel à la vie des plantes) et divers autres gaz (rares). S’ajoutent parfois de multiples substances contaminant l’air, favorisées par certains phénomènes de pollution.

La pollution de l’air en milieu ambiant, c’est une altération des niveaux de la qualité de l’air.

Des substances qui contaminent l’air

Une pollution, au sens des lois sur la qualité de l’air, est l’introduction dans l’air :

  • de substances nouvelles ;
  • ou, cas le plus fréquent, du rejet par l’homme de composés déjà présents à l’état naturel (dus aux volcans, aux activités biologiques du sol, aux océans ou aux végétaux).

Les polluants ambiants sont des gaz ou des particules. Ils sont en suspension dans l’air ou, pour certains, se déposent au sol. On parle de concentrations dans l’air ou de dépôts atmosphériques.

What is air pollution ? (de l’air pollué, c’est quoi ?) - Joaquin vous l'explique dans ce film (la parole aux enfants)

 

Plusieurs notions essentielles sont à mieux connaître pour comprendre la pollution de l’air :

  • la nature des polluants ;
  • leurs propriétés dans l’atmosphère ;
  • leurs effets.

Des polluants primaires ou secondaires, les premiers sont précurseurs des seconds

L’homme, du fait de ses activités, émet dans l’air des substances à impact environnemental, que l’on désigne en général comme des polluants primaires. Certains d’entre eux peuvent aussi devenir des précurseurs de polluants secondaires.

On distingue :

  • les polluants primaires, lorsqu’ils sont directement émis dans  l’air par les activités humaines ;
  • les polluants secondaires, lorsque leur présence dans l’air résulte principalement de réactions physico-chimiques se produisant dans l’atmosphère entre les polluants primaires.

Des polluants réactifs dans l’air

Les polluants dans l’air ne sont pas inertes en général. Leurs processus physico-chimiques de formation/transformation dépendent de nombreux facteurs (notamment météorologiques).

Une durée de vie courte des polluants contribue à la forte variation de leurs concentrations dans l’air

Par référence, la durée de vie du CO2 (gaz à effet de serre), de l’ordre de la centaine d’année, implique que sa concentration dans l’atmosphère est homogène à l’échelle du globe.
Les niveaux de polluants dans l’air sont plus hétérogènes. La durée de vie des polluants est de quelques heures (ozone, dioxyde d’azote) à quelques jours (particules). Ce temps de vie assez court ne permet donc pas à ces polluants de s’homogénéiser dans l’air. C’est pourquoi l’on observe de façon systématique des niveaux inhomogènes, qui varient d’un jour à l’autre.

Polluants et effets : exposition et sensibilité

Les polluants ont des effets dans deux cas : une exposition à des niveaux suffisants de pollution, d’une part, et une réceptivité à cette pollution, d’autre part.
Les effets des polluants sont en général distingués selon les atteintes constatées sur l’homme, l’environnement ou le climat. On identifie ainsi des impacts sanitaires, environnementaux ou climatiques.