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Agir sur les infrastructures et le trafic

Mis à jour le 20/03/2015

Les études montrent que les infrastructures et les dispositifs de régulation du trafic peuvent avoir des effets sur la qualité de l’air.

Impacts des aménagements routiers sur la pollution atmosphérique

Une étude de l'ADEME basée sur une analyse bibliographique de travaux scientifiques fait le point sur les impacts potentiels des aménagements routiers sur la pollution de l’air extérieur. Parmi les aménagements étudiés : les haies végétales, les écrans antibruit, les revêtements catalytiques (en chaussée ou sur paroi le long d’une voie), les abat-poussières, les revêtements de type asphaltes poreux ou encore le nettoyage des chaussées.

Si l’objectif est uniquement une réduction efficace de la pollution de l’air, alors ces catégories d’aménagements routiers ne sont pas à préconiser. En revanche, suivant les lieux fréquentés ou habités par les populations, les obstacles physiques (haie végétale, mur antibruit), présentent a priori des avantages intéressants pour une amélioration de la qualité de l’air.
 

Impacts des limitations de vitesse sur la qualité de l’air, le climat, l’énergie et le bruit

Au-dessus de 70 km/h, les réductions de vitesse ont un effet plutôt positif sur les émissions de particules et d’oxydes d’azote. En dessous de 70 km/h, cet effet est plutôt négatif.
En pratique, la situation est plus complexe puisqu’il faut notamment tenir compte de l’effet de la limitation de vitesse sur la congestion. Le passage de 80 à 70 km/h d’une voie congestionnée va dans le bon sens pour la qualité de l’air, car il favorise la fluidité du trafic. Une évaluation a posteriori serait toutefois nécessaire pour connaître plus en détail les effets réels sur la qualité de l’air.

L’analyse des impacts sur la qualité de l’air des limitations de vitesses tend à montrer des gains pour des réductions de vitesse aux vitesses élevées, et une situation beaucoup plus contrastée pour des réductions de vitesse aux vitesses faibles, en particulier le passage de 50 à 30 km/h.

Pour autant, le passage de 50 à 30 km/h en agglomération peut contribuer à apaiser le trafic, et conduire à une meilleure répartition entre les différents modes de déplacement (marche, vélo, voiture et transports en commun), dans une logique d’optimisation de l’utilisation de l’espace public. À terme, le passage de 50 à 30 km/h devrait donc favoriser les modes de transport les moins polluants. Cette mesure reste, pour l’ADEME, une solution à étudier, dans les conditions particulières de chaque projet.
Afin de réduire l’impact du trafic routier sur la qualité de l’air, l’ADEME recommande en priorité d’agir sur le parc roulant de véhicules anciens, très émetteurs de particules et d’oxydes d’azote, en particulier le parc diesel non équipé de filtres à particules fermés : véhicules particuliers, véhicules de livraison, flottes captives (taxis, bus…) circulant dans les agglomérations.
 

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