Nos expertises

Les méthodes d’évaluation : air et bruit

Mis à jour le 25/02/2018

Le cadre réglementaire en France s’appuie sur des outils précieux d’information du public et d’aide à la décision pour surveiller les polluants dans l’air et les niveaux sonores, dans le but de limiter leurs impacts sanitaires et environnementaux.

L’air n’est pas perçu comme un vecteur de développement économique ; quant au bruit, il peut être considéré comme un frein au développement économique, notamment en urbanisme. La réglementation est alors primordiale dans ces deux domaines. Elle protège ainsi les populations qui sont exposées à la pollution de l’air ou aux nuisances sonores.
 

Les méthodes d’évaluation du bruit

Les indicateurs de nuisances sonores

Les descripteurs acoustiques décrivent un environnement sonore : les principaux caractérisent l’évolution du bruit à long terme. C’est-à-dire le cumul des bruits (ou dose de bruit) sur une période donnée : le jour, la nuit, 24 heures ou plus.
Les descripteurs du bruit les plus utilisés sont le LAeq dans les domaines de l’environnement, du transport terrestre (routier, ferroviaire), du transport aérien, des industries et ses dérivés, comme l’indicateur européen Lden qui cumule le bruit sur 24 heures (pondéré pour la soirée et pour la nuit).
La réglementation fixe des valeurs seuils au-delà desquelles des actions préventives ou correctives doivent être entreprises. Exemple Lden = 68 dB(A).

La mesure acoustique et modélisation

La mesure acoustique, à l’aide d’un sonomètre, permet une analyse ponctuelle de la variation du bruit au cours du temps avec un pas de temps à la seconde.
La modélisation définit le niveau sonore en tout point de l’environnement (route, quartier). La mesure vient en complément de la modélisation pour confirmer la réalité perçue.
 

La cartographie du bruit

En s’appuyant sur la mesure et la modélisation du bruit, la cartographie est une autre méthode d’évaluation du bruit dans l’environnement, notamment avec les cartographies du bruit rendues obligatoires au niveau européen (directive 2002/49/CE).
Dans le cadre des plans d’exposition du bruit, la cartographie à l’échelle 1/25 000e est nécessaire. Quatre zones délimitées quantifient la gêne sonore grâce à l’indice Lden :

  1. Zone A gêne très forte ;
  2. Zone B gêne forte ;
  3. Zone C gêne modérée ;
  4. Zone D gêne faible.
La traduction et l’intégration des cartographies du bruit dans les documents d’urbanisme (planification, affectation des sols, etc.) viennent ainsi limiter l’exposition des populations aux nuisances sonores.
 

Les méthodes d’évaluation de la qualité de l’air

La surveillance de la qualité de l’air en France, assurée par l’État, s’appuie sur les réseaux agréés de surveillance de la qualité de l’air (AASQA) et le Laboratoire central de surveillance de la qualité de l’air (LCSQA) qui utilisent la métrologie et la modélisation pour évaluer les niveaux de qualité de l’air. Le LCSQA est composé de trois entités :

  1. l’École des mines de Douai (EMD) ;
  2. le Laboratoire national de métrologie et d’essais (LNE) ;
  3. l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (INERIS).
Pour connaître l’actualité en France dans le domaine de l’air, consulter le site du ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie (MEDDE). Pour connaître, la qualité de l’air en France, consulter le site PREV’AIR. Pour connaître la qualité de l’air près de chez soi, consulter le site ATMO France.