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Les observatoires du bruit

Mis à jour le 26/06/2014

Se doter d’un observatoire du bruit dans une grande agglomération permet d’avoir un outil d’évaluation des politiques de maîtrise de l’environnement sonore.

Comme l’écrit Bruno Vincent, dans Le Guide méthodologique pour le développement d’un observatoire métrologique permanent du bruit des transports terrestres en milieu urbain (édition 2006) : « Un observatoire du bruit est un outil dont la finalité est orientée vers l’action plus que la seule description : le médecin, ou les parents, n’ont pas besoin de thermomètre pour savoir qu’un enfant a de la fièvre ; mais par contre, ils en ont besoin pour savoir s’il s’agit d’un niveau critique, si la thérapeutique est efficace ou pour l’adapter ». Le développement d’un observatoire du bruit, à la hauteur des attentes de la population, doit aussi prendre en compte les exigences de la Directive européenne 2002/49/CE du 25 juin 2002. Cette nouvelle réglementation impose à court terme aux grandes agglomérations :

  • une cartographie du bruit et de l’exposition des populations ;
  • une diffusion de l’information auprès du public ;
  • une mise en œuvre de plans d’action de rattrapage et de prévention.

Les observatoires du bruit déjà existants sont : Acoucité à Lyon et Bruitparif en Île-de-France.

Une expérimentation en cours

En 2010, l’ADEME a lancé l’appel à manifestations d’intérêt (AMI) pour la mise en place d’observatoires en charge de la problématique du bruit des transports terrestres dans les agglomérations de plus de 100 000 habitants, qui est prioritairement orienté vers la mesure effective du bruit. Ainsi, l’ADEME et le ministère de l’Écologie se sont engagés en 2011 auprès de quatre grandes agglomérations (Grenoble-Alpes Métropole, Saint-Étienne Métropole, la communauté du Pays d’Aix et la métropole Nice Côte d’Azur) pour les aider à la création de leurs observatoires du bruit pour la période 2011-2014, en attribuant une aide (financière et technique) qui s’est concrétisée en 2011 par la signature de quatre contrats.

La fonction de ces observatoires est de développer la connaissance sur l’exposition des populations au bruit (quantitativement et qualitativement, identification des points noirs du bruit), pour permettre aux collectivités territoriales d’agir en cohérence avec les démarches existantes.
Des actions ont déjà été menées à Saint-Étienne Métropole (neuf balises implantées, aménagement de rues piétonnes), en Pays d’Aix (trois balises, instauration des sentinelles du bruit), à Nice (deux balises, mise en place de véhicules de services équipés de sonomètre pour effectuer des sondages de bruit exploratoire et aléatoire), ou encore à Grenoble (trois balises).