Entreprises et monde agricole

Le transport fluvial

Mis à jour le 24/08/2017

L’amélioration de la performance environnementale du transport de marchandises passe par l’optimisation intrinsèque du transport routier, mais aussi par l’utilisation d’autres modes complémentaires. Ici le cas du transport fluvial.

Les enjeux du trafic fluvial en termes d’énergie et d’émission de CO2

Le transport fluvial dispose de fortes réserves de capacité et peut absorber un important trafic de marchandises. Présent au cœur des plus grandes agglomérations, il offre des itinéraires de contournement des points de saturation, tout en assurant une desserte de proximité.
Écologique par sa moindre consommation d’énergie et ses faibles niveaux d’émission de polluants et de CO2, économique par sa capacité de tonnage, fiable par la sûreté de ses acheminements et sa ponctualité, la voie d’eau propose des solutions adaptées aux nouvelles exigences en matière de transport.

Le transport combiné fleuve-route associe de manière optimale les deux modes pour une même commande de transport, sans changement de contenant. Il conjugue leurs avantages propres : la voie d’eau pour transporter de grandes quantités de marchandises et le camion dont la flexibilité est inégalable pour la collecte et la distribution.

Éléments de contexte

Le secteur du transport fluvial de marchandises est aujourd’hui représenté par deux types d’acteurs principaux :

  • les artisans bateliers, qui réalisent pour la plupart des contrats au voyage ;
  • les compagnies de navigation, qui emploient des équipages salariés et possèdent des unités de grande taille, captives de bassins à grand gabarit.

Deux unités motorisées différentes sont utilisées dans le secteur fluvial :

  • les automoteurs (environ un millier en France) sont pour les deux tiers représentés par des unités de petit gabarit, de tonnage inférieur à 400 tonnes. Cette catégorie est associée au réseau dit Freycinet, reliant les bassins à grand gabarit ;
  • les pousseurs (environ 120 en France) sont des unités motorisées utilisées pour pousser des barges en convoi. Ils se retrouvent en grande majorité en Seine.

Un transport fluvial en hausse

Depuis le début des années 1970, et jusqu’au milieu des années 1990, le trafic de la voie fluviale a constamment baissé, passant de 12,4 milliards de tonnes/kilomètre en 1974 et 7,2 milliards de tonnes/kilomètres en 1990 à 5,8 milliards de tonnes/kilomètre en 1995. Cependant, depuis 1995, le trafic fluvial se redresse de manière sensible et enregistre désormais une constante progression pour atteindre 7,9 milliards de tonnes/kilomètre en 2005.
Si la hausse des trafics repose ces dernières années principalement sur celle des transports de conteneurs et de produits chimiques, la voie fluviale reste toutefois en grande partie associée au transport de produits céréaliers, aux matériaux de construction et, dans une moindre mesure, au charbon et aux produits pétroliers.