Entreprises et monde agricole

Faire le point sur mes pratiques

Mis à jour le 19/09/2018

Avant d’agir en faveur de la maîtrise de l’énergie de votre commerce de proximité, un état des lieux de votre consommation est indispensable.

Quelques chiffres sur les commerces

Le nombre de commerces en France est en constante évolution, notamment dans les secteurs urbains où l’on compte un effectif moyen de 3,6 salariés.

La surface d’un commerce de proximité est, elle, difficile à évaluer compte tenu de l’hétérogénéité des activités (45 m² en moyenne pour un salon de coiffure, tandis qu’un garage automobile peut atteindre des surfaces supérieures à 500 m²).

Ce qu’il faut retenir, c’est qu’un commerce de proximité répond aux besoins des clients dans un périmètre relativement restreint, la durée moyenne pour s’y rendre dépassant rarement les cinq minutes en voiture, en vélo voire en transport en commun.

Les consommations énergétiques dans les commerces

Les locaux commerciaux accueillant du public doivent faire face à une facture énergétique conséquente du fait de leur activité. Nous détaillons, ci-dessous, cinq postes d’une importance capitale dans le domaine des commerces de proximité :

  • l’éclairage, qui représente en moyenne 25 % de la facture énergétique d’un commerce. Ce poste est primordial pour l’attractivité du magasin (et la mise en valeur des produits, par exemple). L’éclairage doit être étudié en fonction de l’ambiance désirée et favoriser le confort visuel des clients ;
  • la climatisation et la ventilation, qui représentent 20 % de la facture énergétique d’un commerce de proximité. Ces postes sont nécessaires pour fournir une qualité de l’air optimale et un confort thermique tout au long de l’année ;
  • le chauffage, qui représente en moyenne 22 % de la facture énergétique d’une boutique. Ce poste doit également être étudié et optimisé afin de proposer un confort thermique au client. Le chauffage au sein d’un commerce doit aussi tenir compte de l’activité de celui-ci (les boucheries et les blanchisseries, par exemple, ne disposent pas de système de chauffage) ;
  • l’Eau chaude sanitaire (ECS), qui représente en moyenne 6 % de la facture énergétique d’un commerce. Ce poste est plus spécifique à certaines activités telles que la coiffure ou la boucherie. Dans ces secteurs, l’utilisation rationnelle de l’eau chaude sanitaire permet des gains non négligeables sur la facture énergétique et sur l’impact environnemental du commerce ;
  • la préservation par le froid, qui représente en moyenne 4 % de la facture énergétique d’un magasin. Ce poste ne peut être négligé, notamment dans les commerces alimentaires où sa part dédiée est évaluée à au moins 12 %. Il est obligatoire pour garantir une qualité et une conservation optimales des aliments.

Les questions à se poser avant de lancer l’optimisation énergétique de son commerce

Chaque poste énergétique peut être optimisé à l’aide de solutions plus ou moins contraignantes (de la sensibilisation du personnel à l’investissement dans un système performant).
Mais avant tout, vous devez vous poser les questions suivantes, qui vous aideront à déterminer si votre commerce a besoin d’être optimisé.

Éclairage

  • L’éclairage naturel est-il favorisé dans votre commerce ?
  • L’intensité et la couleur de l’éclairage sont-elles adaptées à l’activité du commerce ?
  • Les lampes à incandescence sont-elles toutes supprimées ?
  • Existe-t-il des systèmes de gestion de l’éclairage (détecteurs de présence, horloge de programmation…) ?
  • Les lampes utilisées sont-elles de haute performance ?
Pour aller plus loin, rendez-vous sur notre page consacrée à l’éclairage des surfaces de vente
 

Climatisation/ventilation

  • L’accès des polluants au sein du commerce est-il limité ?
  • Les débits de ventilation correspondent-ils à la réglementation imposée ?
  • Les apports internes de chaleur sont-ils minimisés ?
  • Existe-t-il une régulation de la climatisation en fonction des besoins ?
  • Les systèmes de ventilation sont-ils performants ?

Pour aller plus loin, rendez-vous sur notre page consacrée à la ventilation et la climatisation des commerces.

Chauffage

  • Les déperditions du bâtiment sont-elles minimisées ?
  • Existe-t-il une régulation thermostatique afin d’obtenir des températures intérieures adéquates ?
  • Existe-t-il un système horaire de mise en route des chauffages ?
  • Vos salariés sont-ils conscients de l’importance d’une utilisation rationnelle du chauffage ?
  • Utilisez-vous une source de chaleur renouvelable ?

Pour aller plus loin, rendez-vous sur notre page consacrée au chauffage des commerces.

Eau chaude sanitaire

  • Votre robinetterie est-elle hydro-économe ?
  • Récupérez-vous la chaleur des flux d’eaux usées ?
  • Utilisez-vous un système de production performant ?
  • Effectuez-vous une maintenance régulière du système de production et du réseau de distribution ?

Pour aller plus loin, rendez-vous sur notre page consacrée à l’eau chaude sanitaire dans les commerces.

Préservation par le froid

  • Le temps d’ouverture des meubles frigorifiques est-il optimisé ?
  • L’emplacement des meubles frigorifiques est-il pertinent ? N’y a-t-il pas une source de chaleur à proximité ?
  • La chaleur est-elle récupérée sur les groupes de production de froid ?
  • Les groupes froids sont-ils régulièrement révisés ?

Pour aller plus loin, rendez-vous sur notre page consacrée à la préservation par le froid dans les commerces.

Une démarche d’amélioration continue

Si votre commerce a besoin d’être énergétiquement optimisé, vous aurez divers outils à votre disposition.
Ainsi, la mise en place d’un plan de comptage vous permettra de connaître en détail la consommation d’énergie de votre magasin.
Le recours à un audit énergétique vous donnera, lui, l’opportunité d’identifier les voies d’amélioration possibles afin de vous aider à faire les bons choix pour une consommation énergétique sobre de votre commerce de proximité.
 
C’est en vous inscrivant dans une démarche d’amélioration continue, par la mise en place d’un Système de management de l’énergie (SMÉnergie), que vous pourrez identifier de nouvelles voies d’amélioration.