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Le saviez-vous ?

Mis à jour le 12/04/2019

Les deux postes les plus énergivores des élevages de veaux de boucherie sont la production d’eau chaude au gaz propane et la ventilation dynamique du bâtiment.

En termes de production de veau de boucherie, il faut distinguer les éleveurs indépendants (l’éleveur achète les veaux de 8 jours et l’alimentation d’allaitement) et les éleveurs intégrés.

Pour les éleveurs indépendants, l’énergie directe est un moindre frais (2,5 % du coût de production), alors que l’énergie indirecte en représente 73,5 %. Ceci est dû à l’achat du veau de 8 jours et de l’alimentation d’allaitement.

Pour les éleveurs intégrés, l’énergie représente 15 % des charges. L’énergie consommée est entièrement directe puisque il n’y a pas de charges affectées pour les veaux et leur alimentation.

La consommation annuelle d’énergie directe des élevages de veaux de boucherie est estimée à 152 kWh par veau par an. Les deux postes les plus énergivores sont la production d’eau chaude au gaz propane (71 % de la consommation totale d’énergie directe) et la ventilation dynamique du bâtiment (soit 24 %). Les 5 % restants proviennent de l’éclairage, de la distribution du lait et du nettoyage.
La consommation d’eau nécessaire à la réhydratation des aliments d’allaitement varie entre 1 540 et 1 905 litres par veau. Cette quantité d’eau évolue selon la durée de l’engraissement et le type d’équipement utilisé (distributeur automatique de lait – DAL – ou seau). Le DAL est plus énergivore que le système de seau même s’il distribue un nombre supérieur de buvées (1 828 litres par veau, contre 1 586 litres en moyenne) (lire l’étude de l’ADEME jointe sur l’utilisation rationnelle de l’énergie dans les bâtiments d’élevage).

Éléments importants pour la réussite du projet

Pour diminuer les consommations énergétiques dans les ateliers de veaux de boucherie :

  • optimiser la production d’eau chaude (entretien régulier du matériel, réserves d’eau chaude installées au plus près des lieux de consommation, isolation des réservoirs de stockage et des tuyaux de transfert de l’eau chaude, adaptation du matériel en fonction des besoins…) ;
  • optimiser les besoins en ventilation (adaptation de la puissance des ventilateurs aux besoins réels des veaux en fonction de la période d’engraissement, contrôle de leur efficacité) ;
  • préchauffer les salles pendant l’hiver (canon à air chaud) avant le démarrage des veaux ;
  • il est aussi possible d’utiliser des énergies renouvelables (chaudière à bois, solaire thermique avec appoint…) pour produire l’eau chaude nécessaire à l’alimentation des veaux, tout en veillant à l’optimisation des niveaux de consommation énergétique.