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Le saviez vous ?

Mis à jour le 12/04/2019

L’optimisation des apports d’engrais azotés est un enjeu essentiel pour les grandes cultures (céréales, oléagineux, betteraves), cultivés par environ deux tiers des exploitations agricoles françaises.

Quelques chiffres

La fertilisation par engrais minéraux azotés (Analyse de la dépendance énergétique des exploitations agricoles par la maîtrise de la fertilisation azotée) et l’utilisation de carburant représentent respectivement 45 % et 23 % de l’énergie consommée par une exploitation en grande culture. Viennent ensuite l’électricité et l’irrigation, soit 10 % de l’énergie moyenne consommée par une exploitation agricole.
La plupart des engrais minéraux azotés sont obtenus à partir d’ammoniac (NH3), lui-même produit à partir de gaz naturel (CH4) et du diazote de l’air (N2). Le gaz est à la fois une matière première et la source d'énergie nécessaire pour obtenir la réaction de synthèse. Les prix de revient des engrais minéraux azotés sont donc indexés en grande partie sur le prix du gaz naturel. Cette consommation d’énergie en amont de l’exploitation est appelée énergie indirecte.
Les consommations énergétiques sont variables selon les cultures. Les besoins énergétiques du blé, du colza et de la betterave varient entre 14 000 et 16 500 MJ/ha. Pour la culture du blé tendre et du colza, l’énergie consommée correspondant aux fertilisants azotés est comprise entre 58 et 63 %. Pour la culture de la betterave, 50 % de l’énergie consommée correspond à la mécanisation (carburant) et 32 % à la fertilisation.
La culture du maïs est très énergivore (environ 29 500 MJ/ha), en raison des besoins énergétiques additionnels pour le séchage des grains et l’irrigation. Le séchage représente 300 kWh par tonne de grains séchés en combustible (source : Guide de conception des silos - COOP de France - 2012).
Le tournesol, culture économe en intrants, exige 7 200 MJ/ha d’énergie en moyenne, soit quatre fois moins que le maïs. La moitié environ de l’énergie consommée est liée à la mécanisation (carburant des tracteurs) et un tiers seulement à la fertilisation azotée.

Éléments importants pour la réussite du projet

Pour diminuer les consommations énergétiques dans les grandes cultures :

  • adapter les apports en engrais azotés aux besoins réels des plantes en intégrant les sources d’azote organique dans le calcul de la fertilisation, en fractionnant les apports, en favorisant l’assimilation par les plantes par des techniques et des formes d’apports plus adaptées et utiliser des outils de pilotage ;
  • limiter les besoins énergétiques du séchage des grains (optimisation du fonctionnement du séchoir) et de l’irrigation (technique de la micro-irrigation ou « goutte-à-goutte »).

Pour aller plus loin

Outil de diagnostic et partenariats : tour d'horizon des ressources disponibles auprès de L’ADEME.

L’ADEME met à disposition un outil de diagnostic énergie-gaz à effet de serre pour les territoires, afin de répondre aux objectifs européens et nationaux de réduction des consommations énergétiques et des émissions de gaz à effet de serre : l'outil Climagri®.

L’ADEME et le réseau des Chambres d’agriculture ont signé un accord de coopération concernant notamment la gestion et la protection des sols, l’accompagnement des politiques publiques, la gestion des matières organiques et le changement climatique.