Entreprises et monde agricole

Des conseils pour agir

Mis à jour le 12/04/2019

Divers leviers s'offrent à vous pour agir sur la consommation en énergie directe ou indirecte de votre exploitation : choix du tracteur, des pratiques culturales, des engrais azotés ou encore intervention sur le séchage ou l'irrigation.

Légende

Facilité Temps de retour sur investissement (TRI) Coût

*

Facile

+

Court terme

Faible

**

Moyennement facile

+/-

Moyen terme

€€

Modéré

***

Difficile

-

Long terme

€€€

Élevé

 

Agir sur la consommation énergie indirecte des engrais azotés

  Facilité TRI Coût

Maîtriser les apports en engrais minéraux en réalisant par exemple des bilans en azote, permet d'optimiser la quantité d'engrais à épandre, à partir du poids des plants et en tenant compte des reliquats azotés. Utiliser des techniques permettant de maximiser l'assimilation de l'azote apporté, comme le fractionnement des apports selon les besoins des plantes, permet aussi de réduire la consommation d'engrais minéraux.

**

+

L'introduction de cultures intermédiaires (légumineuses ou protéagineuse) en mélange ou dans la rotation des cultures, permet de réduire la consommation de fertilisants azotés. Par exemple, les Cultures Intermédiaires Pièges à Nitrate (CIPAN) peuvent permettre la fixation de l'azote issu des résidus de la culture précédente et sa restitution à la culture suivante.

***

+/-

Les besoins en engrais minéraux et les dépenses énergétiques associées peuvent être réduits avec l'utilisation d'engrais organiques.

**

+

 

Agir sur les pratiques culturales

  Facilité TRI Coût

Les techniques de non-labour (travail superficiel ou semi-direct) permettent de réduire la consommation d'énergie globale de 5 à 12 % pour un rendement quasi-identique à une technique avec labour (source : ADEME). De plus, le labour engendre la chute des taux de matière organique du sol dans les horizons de surface, ce qui peut augmenter la quantité de fertilisants nécessaires. Les pratiques de labour occasionnel permettent aussi de réduire les consommations d'énergie mais annulent le gain de matière organique.

***

+/-

La conservation des résidus de récolte à la surface du sol permet de préserver l'humus en augmentant la décomposition de la matière organique. Ces débris vont garantir une couverture permanente des sols et réduiront ainsi la consommation de fertilisants minéraux.

*

+/-

 

Agir sur la consommation en énergie directe du séchage et de l'irrigation

  Facilité TRI Coût

Suivre des formations spécifiques pour une bonne maîtrise du séchage (durée d'attente avant séchage, pertes de poids des grains).

**

+/-

Promouvoir un itinéraire agronomique précoce qui engendre une meilleure utilisation de l'eau et une augmentation des rendements. La récolte se fait plus tôt, dans de meilleures conditions et à un taux d'humidité moindre, ce qui réduit la phase de séchage.

**

+/-

Promouvoir le nettoyage avant séchage permet une augmentation du débit du séchoir, soit 5 % d'économie en combustible*.

**

+

Il est possible d'évacuer l'air chaud usé à travers un double échangeur air/eau et de transmettre cette énergie calorifique au flux d'air neuf. Cette technique permet le préchauffage de l'air aspiré par le ventilateur principal du séchoir à grains, tout en réduisant la consommation de carburant de 15 à 20 %*.

***

+/-

€€€

La mise en place de variateurs de vitesse associés aux moteurs permet de réguler la vitesse du moteur selon la charge. Cela engendre une économie de 25 % d'électricité*. Cette solution est éligible aux Certificats d'économies d'énergie (CEE) avec la fiche AGRI-UT-02.

**

+/-

€€

Promouvoir la « dryeration » (séchage lent différé). Ce système permet de réduire l'humidité des grains, puis de les refroidir dans des cellules équipées d'une ventilation spéciale. Avec cette technique, une économie de combustible de 15 à 40 % est possible (source Arvalis).

***

+/-

€€€

L'utilisation de la technique de micro-irrigation (ou « goutte à goutte ») permet de diminuer la consommation d'eau de 20 à 25 %. Elle inclut aussi l'incorporation d'engrais azotés dans l'eau d'irrigation, ce qui peut réduire de 10 % les apports d'azote.

***

+/-

€€€

* Source : Utilisation rationnelle de l'énergie pour le séchage des grains et des fourrages - ADEME - 2011.