Particuliers et éco-citoyens

Les idées reçues sur la pollution de l'air

Mis à jour le 21/08/2018

Vous avez envie de faire au mieux pour protéger votre santé et la planète ? Mais êtes-vous sûr d’avoir les bons réflexes pour être un écocitoyen ? Faisons le point ensemble sur 40 idées reçues !

Idée reçue #1 – Les piétons et cyclistes sont plus exposés à la pollution que les automobilistes. Faux

Les automobilistes sont plus exposés à la pollution que les personnes se déplaçant à pied ou en vélo. En effet, les cyclistes sont plus libres de choisir leur place sur la chaussée et ils ont la possibilité d’emprunter certains aménagements tels que des pistes cyclables qui les éloignent légèrement du flux de circulation. L’air qu’ils inhalent est donc généralement moins pollué que celui que les automobilistes respirent. Il en est de même pour les piétons qui sont, eux aussi, globalement moins exposés que les automobilistes.

Télécharger notre guide pratique « La pollution de l'air extérieur »

 

Idée reçue #2 – Il est fortement recommandé de n’avoir aucune activité physique pendant les pics de pollution. Faux

Lors des pics de pollution, il est préconisé de réduire vos activités physiques et sportives intenses (dont les compétitions), autant en plein air qu’à l’intérieur. De même, limitez les déplacements sur les grands axes routiers et à leurs abords, aux périodes de pointe (aux horaires éventuellement précisés au niveau local).

Consulter la page « Que faire lors d'un pic de pollution »
 

Idée reçue #3 - Porter un masque est une protection efficace contre la pollution de l'air extérieur. Faux

Les masques chirurgicaux, les maques de bricolage et les foulards ne sont pas faits pour se protéger contre la pollution de l’air.
Les masques dits « antipollution » (équipés de filtres) sont efficaces en laboratoire mais il n’en est pas de même en usage réel. En effet, l’efficacité théorique est diminuée du fait d’un mauvais ajustement du masque au visage (taille inadaptée, présence de barbe…), du manque d’entretien du masque ou encore de l’augmentation du débit respiratoire lié à l’activité physique. De plus, ces masques sont spécifiques à un polluant, généralement les particules. Or la pollution de l’air est un mélange de particules et de composés gazeux et donc les masques dits antipollution ne peuvent pas être considérés comme protégeant de la pollution de l’air. Aussi, compte tenu de ce qui précède, les éléments actuellement disponibles ne permettent pas de conclure clairement quant à un bénéfice sanitaire lié au port d’un masque dit antipollution.
 
Pour en savoir plus, consultez l'avis de l'Anses relatif à l'évaluation du bénéfice sanitaire attendu du port d'un masque anti-pollution.

 

Idée reçue #4 - Il est préférable de ne pas aérer son logement lors d’un pic de pollution. Faux

Même en cas de pic de pollution, il est recommandé d’aérer et de ventiler son logement. Il faut le faire aux périodes de la journée les moins polluées (généralement avant les pics de trafic du matin ou en fin de journée après les pics de trafic).

 

Idée reçue #5 – L’air de la campagne est nécessairement moins pollué que celui des villes. Faux

L’air respiré à la campagne peut parfois contenir de nombreux polluants émis lors des pratiques agricoles (par exemple, épandage de pesticides et d'engrais). Ainsi, l’air de la campagne n’est pas à considérer comme plus pur par rapport à celui de la ville.

Télécharger le dépliant « Agriculture et pollution de l'air »

 

Idée reçue #6 – Brûler ses déchets verts dans le jardin ne pollue pas. Faux

Brûler les déchets verts (les tontes de pelouses, les tailles de haies et d’arbustes, les résidus d’élagage, de débroussaillement, d’entretien de massifs floraux ou encore les feuilles mortes…) est interdit par une circulaire de 2011. En cas de non-respect, une contravention de 450 € peut être appliquée (article 131-13 du nouveau Code pénal).

Au-delà des possibles troubles de voisinage (nuisances d’odeurs ou de fumées) ou des risques d’incendie, le brûlage des déchets verts augmente la pollution atmosphérique.

En effet, brûler des végétaux, surtout s’ils sont humides, dégage des substances polluantes toxiques pour l’homme et l’environnement, telles que des particules (PM), des oxydes d’azote (NOx) des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), du monoxyde de carbone (CO), des composés organiques volatils (COV), ou encore des dioxines. La toxicité des substances émises est encore augmentée lorsque ces déchets verts sont brûlés avec d’autres déchets du jardin (plastiques, bois traités).

D’autres solutions existent pour se débarrasser de ses déchets verts : faire un compost et/ou apporter vos déchets verts en déchèterie.

Lire notre article à propos de l'interdiction de brûler ses déchets verts à l'air libre