Recherche et innovation

TAMMIS - Outil numérique d’analyse multithématique par modules métiers interopérables

statut du projet | En cours
Détails de la manifestation
Date de début : Janvier 1
Date de fin : Mars 3
Appel à projets de recherche : MODEVALURBA - Modélisation et évaluation au service des acteurs des territoires et des villes de demain
Année de l’appel à projets : 2021
Programme de la stratégie de Recherche : Préservation et amélioration de la qualité de l'air
Programme de la stratégie de Recherche : Energie, Environnement et Société
Organisme coordinateur : CSTB
Partenaires : IFSTTAR
Partenaires : METRO GRENOBLE
Zone d’implantation
des porteurs du projet :
Auvergne-Rhône-Alpes / Isere / Grenoble
Sophia Antipolis

Le projet TAMMIS vise à développer un prototype logiciel démontrant la possibilité d’orchestrer plusieurs moteurs de simulations sectorielles autour d’un système urbain donné, pour en déduire une information ensembliste et multithématique / intégrée à forte valeur ajoutée pour les acteurs du territoire.

Les outils d’analyses numériques, une méthode innovante de développement urbain

Aujourd’hui, les acteurs publics (métropoles, aménageurs, bailleurs, bureaux d’études…) sont confrontés à des problématiques énergétiques, environnementales et sociétales cruciales et complexes, associées à des dispositifs législatifs forts (lois Grenelles, SRU, etc.). Il est donc essentiel pour les responsables concernés d’appréhender la globalité des enjeux et impacts, notamment sur des opérations d’aménagement urbain à vocation « durable ». Dans le cadre des opérations d’aménagement, les maîtres d’ouvrage doivent donc adapter leur méthode de projet afin d’intégrer les questions environnementales au plus tôt du processus de conception, à partir d’une définition large des problématiques environnementales (biodiversité, énergie, déplacement et transport, …) en articulation avec d’autres problématiques urbaines et sociétales (mixité urbaine, mixité sociale, qualité des espaces publics, …). Les collectivités possèdent assez peu souvent d’outils numériques permettant la gestion de cette complexité et la mise en lisibilité des enjeux d’un projet, au moment de sa conception, puis de son évaluation au stade de la réalisation. De plus, la maquette numérique devient également un outil indispensable de pédagogie de projet auprès des populations dans le cadre de la concertation.

Face à ces nouveaux enjeux, ces derniers cherchent donc à se doter d’outils performants pour les accompagner de façon continue dans les phases de conception, d’évaluation, et de prise de décision.

Dans ce contexte les outils d’analyse numérique du territoire offrent une voie prometteuse pour effectuer des diagnostics, suivre les évolutions, et projeter des scénarios.  Les innovations actuelles en termes d’acquisition automatique du territoire permettent notamment d’envisager une généralisation de l’utilisation des maquettes numériques à toutes échelles, en réduisant leur coût tout en augmentant leur précision et leur robustesse. Cela va de pair avec la volonté actuelle de rendre cet outil « progressivement obligatoire » dans les marchés publics.

Les principaux enjeux scientifiques et technique

Développer les modules d’agrégation des modèles métiers : en effet, autant la description géométrique et géographique du territoire portée par le CityGML est généralement acceptée, autant les extensions métiers sont peu présentes dans le standard, car souvent spécifiques à l’organisme qui la propose (exemple du Noise ADE CityGML pour le bruit urbain).

Automatiser la création de maquette numérique : il est nécessaire que les outils sachent « reconnaître » les objets urbains sur un maillage brut du territoire (les arbres, les routes, la signalisation, les bâtiments et leurs éléments : fenêtres, cheminées, etc.) acquis automatiquement. C’est ce processus que l’on nomme la « sémantisation » est qui est aujourd’hui au cœur de la maquette numérique de demain. . Il faut également aujourd’hui réfléchir à une mutualisation des notions inhérentes à chaque métier. Par exemple, la notion de réseau est présente en trafic mais également dans le domaine de l’énergie (réseaux de chaleur, électriques, enterrés…).

Gérer la composante dynamique: la caractéristique dynamique des outils de simulation doit également être de plus en plus présente. Par exemple, en milieu urbain, seule la simulation dynamique de trafic est capable de reproduire les impacts des stratégies de régulation mises en place. De la même façon, une bonne estimation des émissions de polluants ou de la consommation énergétique des véhicules demandent une simulation fine aussi bien à l’échelle spatiale que temporelle.

Imaginer de nouvelles formes de représentation : plusieurs solutions de représentation des résultats sont aujourd’hui connues et largement utilisées au sein de nombreux outils: il s’agit le plus souvent de cartes de couleur utilisant un code couleur représentant les niveaux des indicateurs. Ces cartes sont très utilisées dans un cadre réglementaire, mais depuis quelques années, le CSTB les utilise également sur une temporalité plus courte afin de mesurer par exemple l’impact de l’émergence sonore. Le CSTB utilise également d’autres méthodes comme les rubans colorés, les sphères, faisant varier les formes et les couleurs pour exprimer la valeur ou l’évolution de l’indicateur représenté. Il faut aujourd’hui imaginer de nouvelles métaphores de représentation des résultats de simulation, plus adaptées aux scènes 3D devenues courantes, et capables de porter de façon claire, précise et pédagogique une information multithématique, ou tout au moins agrégeant plusieurs critères.

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