Recherche et innovation

RESPAL - Santé respiratoire et qualité de l’air intérieur : les aldéhydes étudiés dans un contexte représentatif de mélange de polluants

statut du projet | En cours
Détails de la manifestation
Date de début : Janvier 1
Date de fin : Novembre 3
Appel à projets de recherche : IMPACTS - Impacts des interactions entre polluants sur l'homme et son environnement
Année de l’appel à projets : 2021
Programme de la stratégie de Recherche : Gestion durable des sols, sites pollués et stockage du CO2
Programme de la stratégie de Recherche : Préservation et amélioration de la qualité de l'air
Programme de la stratégie de Recherche : Evaluation des impacts environnementaux et sanitaires
Organisme coordinateur : ARMINES - C2MA
Partenaires : Paris 5 - EA4064
Zone d’implantation
des porteurs du projet :
Paris
Pyrenees-Atlantiques
L’exposition à la pollution de l’air intérieur, et en particulier aux composés organiques volatils (COV) dont les aldéhydes, est identifiée comme un facteur de risque dans l’apparition de pathologies respiratoires et allergiques. Le projet de recherche RESPAL apportera de nouvelles connaissances sur les effets sanitaires de mélanges muti-COV. Des retombées en matière d’évolution normative et réglementaires sont à espérer.

L’augmentation de la prévalence mondiale de pathologies respiratoires et allergiques depuis ces cinquante dernières années ainsi que l’émergence de symptômes spécifiques aux environnements clos ont contribué à incriminer l’exposition à la pollution de l’air intérieur, en particulier aux composés organiques volatils (COV), comme facteur de risque dans l’apparition de ces pathologies.
Dans ce contexte, l’évaluation de l’impact sur la santé des principaux polluants de l’air intérieur en conditions réalistes et la prise en compte des tendances d’évolution de ces polluants est un enjeu prioritaire.

La voie principale d’exposition aux COV étant l’inhalation, l’objectif de RESPAL est d’évaluer l’impact de mélange de COV caractéristiques de l’air intérieur sur la santé respiratoire en utilisant des méthodes in vitro, alternatives à l’expérimentation animale, basées sur des modèles d’épithéliums humains reconstruits. L’originalité de ce travail repose donc sur la mise en oeuvre d’un dispositif expérimental qui tend à reproduire des conditions réelles de l’exposition humaine.

Le projet se découpe en 3 grandes phases :
- Développement et validation d’un banc de génération d’atmosphères étalons nécessaire à l’exposition des épithéliums à des mélanges de COV représentatifs de la composition de l’air intérieur :
- Transfert du dispositif expérimental et de la méthodologie
- Essais in vitro : impact de mélanges de COV sur l’épithélium respiratoire

RESPAL apportera de nouvelles connaissances sur les effets sanitaires de mélanges muti-COV. La validation de l’approche métrologique développée et la possibilité de la transposer à d’autres applications, lieux de vie ou à d’autres polluants émergents constitue également un livrable important du projet. Des retombées en termes de normalisation, réglementation et éthique (démarche des 3R) sont aussi attendues. En effet, la méthode développée pourra être proposée pour validation auprès de l’ECVAM (European Centre for the Validation of Alternative Methods) comme méthode alternative à l’expérimentation animale et les résultats peuvent contribuer à l’évolution de la réglementation sur la qualité de l’air intérieur.

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