Recherche et innovation

PUNCH - Etude des modes de communication dans le cadre des modes de transports propres

statut du projet | En cours
Détails de la manifestation
Date de début : Janvier 1
Date de fin : Mars 3
Appel à projets de recherche : TEES - Transitions écologiques, économiques et sociales
Année de l’appel à projets : 2021
Programme de la stratégie de Recherche : Energie, Environnement et Société
Organisme coordinateur : IFSTTAR - AME/LTE
Zone d’implantation
des porteurs du projet :
Auvergne-Rhône-Alpes / Rhone / LYON

L’objectif du projet PUNCH est de concevoir des modes de communication, visant à l’initiation et au maintien de l’utilisation de modes de transports plus favorables à l’environnement en zone urbaine. Ils seront évalués de manière expérimentale et prospective, afin de proposer des recommandations et méthodes pour l’ajustement des dispositifs de communication aux usages et aux usagers.

Contexte de l’amélioration de la qualité de l’air/réduction de la pollution en zone urbaine

En ville, les déplacements automobiles quotidiens représentent une part importante de la pollution atmosphérique. Un enjeu fort est de favoriser le report modal vers des moyens de transports plus durables. L’objectif du projet est ainsi de tester les axes de communication les plus efficaces afin de proposer des recommandations et méthodes pour l’ajustement des dispositifs de communication aux usages et aux usagers.

Le principe théorique du projet repose sur l’effet de cadrage, selon lequel des descriptions différentes des mêmes issues des choix peuvent conduire à des décisions différentes en modifiant la saillance de différents aspects du problème. Le report modal vers des moyens de transports plus durables a des conséquences aussi bien lointaines et globales, par exemple l’atténuation du changement climatique, qu’immédiates et locales, par exemple la qualité de l’air. De ces deux axes de communication, lequel est le plus efficace et pour quelles cibles ? Est-il plus efficace de prôner une action soustractive, renoncer à la voiture individuelle afin d’éviter une perte ou une action additive, utiliser des modes de transport plus favorables à l’environnement afin de rechercher un gain ? Quel ancrage social pour renforcer l’efficacité des messages, des statistiques ou un seul exemple illustratif ?

L’opérationnalisation de nos concepts théoriques (cohérence motivationnelle, niveaux de construits, influence sociale) conduira à la variation des arguments prônant l’utilisation de modes de transports alternatifs à la voiture et précédant le choix de déplacement que devront faire les participants entre des scénarios de déplacements voiture/modes alternatifs disponibles (métro/tramway, bus, vélo en libre-service, marche à pied,).

Une méthodologie expérimentale qui consiste non pas à invoquer mais à induire les effets hypothétiques des facteurs pris en compte.  

La première phase de ce projet repose sur la réalisation de deux enquêtes par questionnaire (Nombre de personnes interrogées (N) = 250, pour chaque enquête).

  • La première teste l’hypothèse selon laquelle l’expression « pollution de l’air » devrait être associée avec des bénéfices individuels, proches et concrets cadrés en prévention (i.e évitement des pertes, diminuer la pollution de l’air) alors qu’en revanche, l’expression « qualité de l’air » devrait être associée avec des bénéfices collectifs, lointains et abstraits cadrés en promotion (i. e recherche des gains, améliorer la qualité de l’air) cela afin d’accentuer l’intention d’usage d’un mode de transport plus favorable à l’environnement que la voiture individuelle.
  • La seconde enquête cherche à démontrer hypothèse qu’il est plus efficace d’illustrer les bénéfices et pertes potentielles en insérant dans le dispositif de communication un ancrage social, un autrui, un modèle, plutôt que simplement de souligner que ces gains ou pertes sont envisageables ou de les illustrer sous forme statistique.

La deuxième phase est basée sur la réalisation de deux expérimentations (N = 120, expé 1 ; N = 80, expé 2) dans le laboratoire de simulation et d’évaluation de l’environnement, qui permet d’immerger les participants dans un cadre familier (salon expérimental) et de simuler un cadre de vie (visuel/sonore). Elles testeront respectivement les effets de deux contextes : la situation d’alerte de pollution et les cadres de vie, sur l’efficacité des messages cohérents (validés à l’issue de l’enquête) à induire le report modal. Les résultats pourront donc constitués une base pour des recommandations portant sur la conception de dispositifs de communication à l’intention des différents acteurs en charge de la mise en œuvre de politique visant la réduction de la pollution.

Ce projet fait suite et bénéficiera des données et résultats de l’enquête réalisée dans le cadre du projet « acceptabilité des zones d’action prioritaire pour l’amélioration de la qualité de l’air » financé par l’ADEME et le MEDD dans le cadre de l’APR Primequal « contribution à l’évaluation des expérimentations de ZAPA ».

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