Recherche et innovation

PHYTOFIBER - Valorisation de fibres végétales issues de biomasses cultivées sur sols contaminés

statut du projet | En cours
Détails de la manifestation
Date de début : Janvier 2017
Date de fin : Avril 2020
Appel à projets de recherche : GRAINE - Gérer, produire et valoriser les biomasses : une bioéconomie au service de la transition écologique et énergétique
Année de l’appel à projets : 2017
Programme de la stratégie de Recherche : Déchets et matière, collecte, tri, recyclage et valorisation
Programme de la stratégie de Recherche : Production durable des matières agricoles et forestières
Programme de la stratégie de Recherche : Caractérisation, mobilisation et valorisation de la biomasse
Programme de la stratégie de Recherche : Gestion durable des sols, sites pollués et stockage du CO2
Organisme coordinateur : FCBA - ITF
Partenaires : UFC - FEMTO-ST
Partenaires : UFC - LCE
Partenaires : UNILIN
Zone d’implantation
des porteurs du projet :
Auvergne-Rhône-Alpes / Isere / Saint Martin d'Hères
Bourgogne-Franche-Comté / Doubs / Besancon
Bourgogne-Franche-Comté / Jura / Tavaux
Grand-Est / Ardennes / Bazeilles
Hauts-De-France / Nord / Fresnes sur Escaut
Hauts-De-France / Pas-De-Calais / Leforest
Île-De-France / Val-D'oise / Pierrelaye
Île-De-France / Yvelines / Carrières sous Poissy

L’objectif de PHYTOFIBER est le déploiement d’une filière de valorisation de biomasses issues de sols pollués, axée sur la production de produits manufacturés à base de fibres végétales.

La contamination des terres constitue une menace pour la durabilité des usages des sols, et peut conduire à des problèmes écologiques graves en affectant négativement les organismes vivants (plantes, animaux, micro-organismes) et donc les écosystèmes. Le phytomanagement, qui regroupe un ensemble de techniques utilisant des espèces végétales pour extraire, contenir ou dégrader des polluants inorganiques ou organiques apparaît comme une solution de réhabilitation des sols contaminés : les végétaux cultivés contribuent à la résilience de l’écosystème en agissant comme réservoir et activateur de biodiversité. 

Des valorisations de biomasses issues de phytomanagement, autre que la bioénergie, sont proposées : composites pour les fibres longues de plantes annuelles et panneaux de fibres ou de particules pour les parties lignocellulosiques de l’ortie et des arbres. Ces deux axes de valorisations sont une opportunité pour ces filières, non compétitives, de disposer d’une source de matières premières originale, issues de surfaces non exploitées à ce jour et dont la compatibilité avec les procédés envisagés est à valider.  

A partir des arbres issus des parcelles polluées, plusieurs solutions de valorisation, déjà existantes et utilisatrices de bois de trituration, seront considérées : panneaux à base de bois et pâtes pour papier, valorisation des molécules présentes dans les écorces, ou mobilisables dans le bois avant transformation afin d’évaluer le potentiel de ces biomasses dans un concept de bioraffinerie. Les produits manufacturés ou extraits permettront de favoriser l’économie de proximité, de compléter les besoins de bois forestier, de stocker le carbone et de diversifier les sources d’approvisionnement en bois de trituration des usines. 

La deuxième valorisation considérée dans PHYTOFIBER est l’exploitation des orties, ressource annuelle présente en masse sur les parcelles de phytomanagement et dont le potentiel de valorisation est peu maitrisé. Des bio-composites à partir de ces fibres cellulosiques seront produits. De plus, l’ortie permet d’envisager un second axe de valorisation grâce à l’utilisation des anas. Ainsi, ces sous-produits seront introduits comme matière première secondaire dans des panneaux de process.

La phyto-stabilisation des sols et la valorisation des biomasses présentes des intérêts notables en termes environnementaux et sociétaux. PHYTOFIBER permettra l'évaluation des coûts et bénéfices d'un tel procédé et de les comparer aux voies classiques d’approvisionnement afin d'en faire émerger les avantages. 

La valorisation des biomasses ligneuse et herbacée sera évaluée selon leurs caractéristiques physico-chimiques et leur définition réglementaire. Des contraintes existent en termes de composition chimique ou de performances. Il s’agira donc de recueillir et chiffrer les valeurs limites tolérables, notamment en métaux, pour valider la compatibilité des biomasses avec les applications envisagées. Les performances techniques des produits après transformation seront évaluées et comparées aux attentes du marché.

Ainsi, il sera possible de déterminer les débouchés les plus prometteurs (biomatériaux, pâtes à papier, panneaux, énergie, chimie) en prenant en compte les impacts économiques positifs attendus, sociaux et sociétaux, évalués par une même démarche comparative.

Plus d'infos sur le site internet du projet: https://phytofiber.fr/

Lien vers le replay du webinaire de cloture: http://stats.info.communication-fcba.fr/m/X_2BpVu6l_2FZy5gzK2otjxxbyyE19LpgOua1CYZFv7vThzGN1isH2z2_2BA_3D_3D/i.htm

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