Recherche et innovation

PERITHEL - Formes (péri)urbaines, transport, habitat, énergie, environnement, localisations : un bilan prospectif

statut du projet | En cours
Détails de la manifestation
Date de début : Janvier 1
Date de fin : Janvier 4
Appel à projets de recherche : MODEVALURBA - Modélisation et évaluation au service des acteurs des territoires et des villes de demain
Année de l’appel à projets : 2021
Programme de la stratégie de Recherche : Préservation et amélioration de la qualité de l'air
Programme de la stratégie de Recherche : Energie, Environnement et Société
Organisme coordinateur : LET
Partenaires : RIVES
Partenaires : CITERES
Partenaires : EIFER
Zone d’implantation
des porteurs du projet :
Auvergne-Rhône-Alpes / Rhone / LYON
Grand-Est / Bas-Rhin / Strasbourg
Grand-Est / Haut-Rhin / Mulhouse

Le projet PERITHEL a visé à définir ce que pourraient être les organisations spatiales et les configurations urbaines souhaitables, aux plans économique, social et environnemental. Pour cela, nous avons tenu compte des impacts environnementaux et énergétiques des bâtiments selon leurs formes et leurs localisations. Aussi des impacts environnementaux, et notamment les émissions de gaz à effet de serre, liés à la mobilité des personnes et des marchandises, une mobilité qui doit tenir compte de la localisation des ménages mais aussi des firmes, entrepôts et centres commerciaux et des coûts supportés par les ménages pour leurs mobilités et leur logement.

Les gaz à effets de serre, conséquences indirectes du développement urbain

L’étalement urbain, processus par lequel l’urbanisation consomme de plus en plus d’espace, touche tous les pays développés et même émergents, puisqu’il est consubstantiel à l’évolution des villes en situation de croissance. Les observations à partir de données collectées en France ne sont donc pas singulières, et elles suffisent à illustrer l’ampleur du phénomène et ses conséquences négatives, qui en font un défi majeur selon l’Agence Européenne de l’Environnement. Les données les plus récentes en France confirment une poursuite de la périurbanisation : les emplois se concentrent toujours plus dans les grands pôles urbains, mais la croissance de la population et des emplois est encore plus forte dans les couronnes périurbaines.

En résidant de plus en plus loin du centre, les actifs ou les étudiants qui se rendent de leur domicile à leur lieu de travail ou d’études émettent de plus en plus de CO2 pour ces déplacements. Simultanément l’équipement automobile des ménages et son usage se renforcent particulièrement dans les périphéries urbaines, phénomène allant de pair avec un allongement des déplacements locaux liés au travail. Ces déplacements sont générateurs de congestion sur les réseaux routiers d’accès aux zones urbaines et ces kilomètres parcourus en voiture générateurs de pollution atmosphérique locale, outre les gaz à effet de serre déjà évoqués.

De plus, les ménages déménageant plus loin de la ville, résident dans des logements majoritairement individuels, lesquels, le plus souvent non contigus, consomment plus d’énergie que les logements collectifs au m². Toutefois, des évolutions différenciées de performances énergétiques entre maisons et appartements pourraient moduler le constat.

Un autre effet négatif de l’étalement urbain est le coût croissant de fourniture des équipements et services publics, par exemple le coût de l’extension des réseaux (voirie, eau, électricité, transports publics, téléphonie sans fil et maintenant Internet à haut débit) et de leur distribution à des logements disséminés dans l’espace. Concernant ces services tout dépend de la capacité des collectivités locales concernées et donc de leurs contribuables à financer leur développement.

Approches et caractéristiques du projet PERITHEL

 PERITHEL a étéguidé par trois ambitions :

  • Au plan théorique, à partir de la revue de la littérature (synthèse argumentée des controverses), dépasser les simplismes sur l’étalement urbain et les formes urbaines.
  • Au plan méthodologique, afin d’analyser conjointement les problématiques de mobilité, de localisation et de types d’habitat, développer une méthode de calcul de budget énergie-environnement-localisations-transport-habitat adaptée aux diverses formes urbaines étudiées.
  • Au plan empirique il s’agit, en consolidant et articulant des outils et des savoirs existants relativement épars, de produire de la connaissance nouvelle sur les types de formes urbaines en devenir.

Ces questions sur les formes urbaines durables sont inscrites dans des échelles temporelles et spatiales bien définies :

  • Privilégier deux échelles de temps long. Un horizon 2030 d’une part (ce qui correspond à l’horizon d’un SCOT), et 2050 d’autre part, horizon du « facteur 4 » ;
  • Du point de vue spatial, explorer les formes urbaines dans le cas d’agglomérations variées (Lyon, Mulhouse, Strasbourg, en utilisant des modèles d’interaction transport-usage du sol déjà calés sur ces différentes agglomérations.

Au plan empirique mais aussi prospectif, il a été simulé divers scénarios de formes urbaines contrastées sur ces différentes aires urbaines : ville compacte, étalée ou polycentrique, mais aussi d’autres formes urbaines qui seront définies dans le cadre du projet. Un bilan complet pour chaque type de forme urbaine a été fait : bilan environnement-énergie, bilan économique, bilan social.

Une approche globale a été développée, en analysant les formes urbaines à travers les localisations résidentielles et logistiques et la configuration des bâtiments et îlots, et le fonctionnement de ces formes à travers la mobilité locale des personnes et la logistique urbaine.

ce contenu vous a-t-il été utile ? OUI

50 personnes ont trouvé ce contenu utile