Recherche et innovation

Nano-Wet - Nanodéchets : mieux maîtriser les émissions à l’incinération

statut du projet | En cours
Détails de la manifestation
Date de début : Janvier 1
Date de fin : Janvier 4
Appel à projets de recherche : CORTEA - Connaissances, réduction à la source et traitement des émissions de polluants dans l'air
Année de l’appel à projets : 2021
Programme de la stratégie de Recherche : Ecoconception et écoefficience des systèmes de production
Programme de la stratégie de Recherche : Préservation et amélioration de la qualité de l'air
Organisme coordinateur : ARMINES
Partenaires : TREDI
Partenaires : INERIS
Zone d’implantation
des porteurs du projet :
Grand-Est / Moselle / Nancy
Hauts-De-France / Oise / Verneuil en Halatte
Pays-De-La-Loire / Loire-Atlantique / Nantes

Coordonné par IMT Atlantique, le projet Nano-Wet étudie depuis 2016 ce que deviennent les nanoproduits en fin de vie, lorsqu'ils sont incinérés dans des fours à 1100°C avec des déchets dangereux organo-chlorés et soufrés.

Le nombre de produits contenant des nanoparticules ne cesse de croître. Rien qu'en France, selon le dernier recensement R-Nano, plus de 300 000 tonnes ont été produites et plus de 120 000 t ont été importées en 2016. Malgré ces chiffres en hausse constante, les études consacrées à la fin de vie des nanomatériaux manufacturés restent rares. Sans compter qu'une fois arrivés au stade de déchets, ils peuvent se retrouver en mélange avec des substances chimiques connues pour leur dangerosité. Parmi elles : les composés organo-halogénés et soufrés devant être incinérés à haute température (1100°C), avec épuration des fumées grâce notamment à des tours de lavage inclues dans la ligne complexe de traitement par voie humide.

Minimiser les risques

Quel est l’impact de cette haute température sur les nanoparticules ? Comment interagissent-elles avec les gaz acides halogénés ou soufrés générés dans les fours d'incinération de déchets ? Les procédés d'épuration par voie humide sont-ils efficaces pour capter ces nanoparticules ? Et au final, quel est l’impact de cette voie de traitement sur les émissions potentielles de nanoparticules dans l'environnement ? Autant de questions auxquelles tente de répondre l'équipe du projet Nano-Wet impliquant des chercheurs de IMT Atlantique (Laboratoire GEPEA), de l’Ineris et de la société Tredi (Groupe Séché Environnement).

Concrètement, l'équipe s'est fixée quatre grands objectifs :

  • caractériser les émissions de nanoparticules dans les effluents bruts (non encore épurés) issus de l'incinération "haute température" ;
  • collecter des données sur les émissions de particules en conditions réelles d'exploitation sur site industriel ;
  • évaluer l'efficacité des tours de lavage des gaz sur les aérosols submicrométriques et nanométriques ;
  • et dégager des préconisations pour le traitement par incinération des nanodéchets afin de minimiser les risques associés.
Ces travaux complètent ceux du projet NanoFlueGAS où les mêmes acteurs avaient étudié la capacité de rétention des nanoparticules par les procédés de traitement des fumées d’incinération en voie sèche.

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